I. Falloui, op. cit., t. I, p
tait le futur em|)ereur. Le 18 août 18/19, ^^ écrivit à un de ses aides de camp, envoyé en mission à Rome, le lieutenaat-colonel La lettre Edgard Ney : a J'apprends avec peine... qu'on voudrait donner (igaoùt^S^g comme base à la rentrée du pape la proscription et la tyrannie... Je résume ainsi le rétablissement temporel du pape : amnistie générale, sécularisation de l'administration, code Napoléon et gouvernement libéral... Lorsque nos armées firent le tour de l'Europe, elles laissèrent partout, comme trace de leur passage, la destruction des abus de la féodalité et les germes de la liberté ; il ne sera pas dit qu'en 18^9, une armée française ait pu agir en un autre sens et amener d'autres résultats* ».
Cette lettre fameuse, qui appartient à l'histoire « par l'influence Effet produit Qu'elle eut sur les affaires italiennes et comme révélation de la . Pf^
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politique capricieuse et pleme de surprises que Louis Napoléon
devait pratiquer plus tard ^ », excita l'émotion la plus vive. Pie IX voyait se renouveler contre lui, sous une forme plus brusque et plus radicale, la pression que les grandes puissances avaient voulu exercer contre Grégoire XVI par le Mémorandum de i83i. Donoso Cortès se fit l'interprète des sentiments d'un certain nombre de catholiques en écrivant : « Après une telle lettre, qu'y a-t-il à espérer de ce président aventurier ^ ? » Et un journal exprima les appréhensions d'une partie des libéraux, en signalant u la serre de l'aigle impériale sous cet acte d'audacieuse initiative » *. Le ministre de l'instruction publique et des cultes donna sa démission.
Pie IX, placé en face des mêmes difficultés que Grégoire XVI, j^j^^^ proprU imita la sagesse de son prédécesseur. Par un Motu proprio du ^"
12 septembre 1849, il déclara que les « vaillantes armées des puis- jg/^
sauces catholiques » qui étaient venues à son secours ne pouvaient avoir eu pour objet et pour résultat que « de rétablir sa pleine liberté et indépendance dans le gouvernement des domaines temporels du Saint-Siège ». Cette indépendance, il protesta vouloir a la maintenir dans sa plénitude en face du monde» *. En couséquence, en vertu d'un acte libre et spontané de son autorité, il créa un Conseil d'Etat chargé de donner son avis sur tous les projets de loi, et
I. Voir le texte complet de la lettre dans P. de la Gorcb, Hist. de la seconde République, t. II, aaô-aaô ; Pougeois, Ilist. de Pie IX, t. 111, p. 1^8-149. a. P. DE LA. GoRCB, 11, saS.
3. Adhémar d'ANxiocHE, Deux diplomates, p. ii3. d L. de Gaillard, op. cit., p. 3i8.