Lecanlet, II
Rist. gén. de I Eglise. VIII Mk
SyO HISTOIRE GÉNÉRALE DE l'ÉGLISE
traire de la plii& sereine confiance. Au lendemain de la proclamation
de la Republique, VAmi de la Religion écrivait : « Une révolutioa
sans exemple dans l'histoire des peuples vient de s'accomplir au cri
VAmi de : Vive la liberté I Que ce cri nous rassure. L'Eglise demeure
de la religion, immobile sur ses bases éternelles, Dieu nous couvre de sa protection, Pie IX de sa glorieuse popularité, le peuple de son admirable et généreux bon sens* ». « Nous ne sommes pas des hommes de Le la veille, disait le Correspondant ; mais nous devons nous convaincre
Correspondant, (jg plus en plus de la nécessité de la République. Le monde gravitait dans ce sens depuis soixanle-dix ans. La France reprend sa place à la tête du mouvement général... Que ceux qui continueraient de croire qu'une couronne est nécessaire au dessus de notre symbole national, rendent la couronne au seul monarque que les peuples ne détrôneront jamais, et qu'ils s'écrient comme nos pères : Christus vincit, Christus régnât, Christus imperat ^ I » De tous les organes
L'Univers, catholiques, V Univers se Tnonirdi le plus enthousiaste. « Dieu, s'écriait Louis Veuillot en tête du journal du 27 février, Dieu parle par la voix des événements. La révolution de i8/i8 est une notificaticu de la Providence... L'Eglise ne demande aux gouvernemeitîs humains qu'une seule chose : la liberté. Or, presque toutes les monarchies attentent plus ou moins à la liberté de l'Eglise .. M. c'e Lamartine a dit que la Révolution française est un écoulement du christianisme ; cette parole est vraie, et nous l'avons prononcée avant lui... Que la République française donne donc la liberté à TEglise, la seule liberté, la liberté de tout le monde... L'Eglise ne demande rien de plus, et elle paiera d'une gratitude éternelle et d'immenses services la reconnaissance de ce droit pur et simple : la liberté 3. »
Attitude L'attitude du peuple, pendant Témeute, expliquait ce qui peut
respectueuse paraître excessif dans cette confiance des catholiques. Les luttes de
du peuple à , ,
l'égard l'Eglise contre le gouvernement de Juillet, les hommages rendus m la religion, g^^ christianisme par plusieurs socialistes, tels que Bûchez, les réformes libérales accomplies par Pie IX, avaient gagné à la religion catholique bien des sympathies. En pleine insurrection, tandis que la foule pillait les Tuileries, on l'avait vue, à la voix d'un élève de l'Ecole polytechnique, s'arrêter au seuil de la chapelle, se
«. Ami de lu religion, t. GXXXVI, p. ^93.