‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 179 sur 374 · Ami de la reliyion, t. GXXXVI, p. 5i · texte numérisé non relu

Ami de la reliyion, t. GXXXVI, p. 5i

PIE IX ET l'Église de rRATfCB

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CCS termes : « Les événements qui, depuis deux mois, se succèdent et s'accumulent avec une si grande rapidité, ne sont pas une œuvre humaine. Malheur à qui, dans cette tempête, par laquelle sont agités, arrachés et mis en pièces les cèdres et les roseaux, n'entend pas la voix du Seigneur * 1 »

Cet unanime accord ne devait pas durer longtemps. Les républi- Germci dî> cains socialistes allaient bientôt s'insurger contre le gouvernement ^^ désunion des républicains conservateurs; parmi les uns et les autres, le5 ennemis du catholicisme allaient reprendre leur campagne contre l'E^'ise ; et les catholiques eux-mêmes allaient voir se réveiller parmi eux 'es conflits qui avaient déjà mis aux prises les libéraux et les intransi géants. Il restait néanmoins que l'Eglise s'était montrée prête à soutenir tout gouvernement, toute institution respectueuse de sa liberté. Cette impression devait demeurer dans l'opinion publique. Elle pallia les périls des conflits dont nous venons de parler, et elle no fut pas étrangère au succès de la campagne, bientôt reprise par les catholiques, pour la conquête de la liberté d'enseignement.

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sociale en i848.

Une divergence de tendances se manifesta d'abord parmi les catholiques à propos de la question sociale.

Les revendications ouvrières, nous l'avons vu, n'avaient pas été Lt question étrangères à la révolution de i8/|8. Le changement de régime une fois fait, les socialistes cherchèrent à en profiter. Le socialisme, organisé en parti politique, était désormais une puissance avec laquelle il fallait compter. A côté de son principal chef, Louis Blanc, se rangeaient Blanqui, Barbes, Raspail, agitateurs plus que théoriciens, et qu'on sentait prêts à déchaîner la guerre sociale. Dès le 26 février, pour échapper à ce péril, et pour montrer sa sollicitude Les ateliers à l égard de la classe des travailleurs, le gouvernement provisoire naiionaux. avait décidé de créer, pour les ouvriers sans travail, des ateliers nationaux, dont la direction fut confiée à un jeune ingénieur, Emile Thomas. Mais ces ateliers nationaux ne donnèrent pas les résultats qu'on en espérait. 11 fut impossible au gouvernement d'employer à des travaux suirisainment rémunérateurs les 120.000 ouvriers qui se

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