‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 188 sur 374 · Vbntuka, le Pouvoir politique chrétien, Paris, i · texte numérisé non relu

Vbntuka, le Pouvoir politique chrétien, Paris, i

7 l'ianvois Veuillot, Louis Veuillot, un vol. in-8», Pari», 19 13, p. gj. 8. UfiUGixoT, Rapport au comité de l'enseignement libre.

Hisl. gén. da 1 Eglise. ~ VHI aS

Division

des

Lacordaire

refuse de se rallier au nouveau

régime.

Montalembert s'y rallie momentanément.

L' Univers l'acccple. non sans quelques appréhensions.

Les débuts

du second

empire

sont marqués

par

des mesure»

bienveillante*

à l'égard

des

catholiques.

les offraient aux évêques. Le droit d'inspection sur les petits séiuinaires, institué par la loi de i85o, était exercé avec une courtoisie et une déférence dont le clergé était touché. Les instituteurs primaires convaincus de propager des doctrines subversives de l'ordre social ou de la religion, étaient réprimandés ou destitués. L'enseignement supérieur lui-même était surveillé par le pouvoir à ce même point de vue. Bref, l'athéisme et l'anarchie étaient proscrits à l'école comme dans la rue, et l'enseignement chrétien, sous un contrôle discret de l'Etat, pouvait se dire vraiment libre dans ses méthodes et dans son organisation.

Quelques catholiques pensèrent alors que le moment était venu d'organiser un système d'éducation purement catholique, dégagé de

La question ^q^^ élément étranger à la pure doctrine et aux saines traditions de des classiques , . u i.

païens. 1 Eglise. En i85i, un an après la loi de liberté, l'abbé Joseph

Gaume, vicaire général deNevers, avait publié, sous ce titre : le Ver rongeur des sociétés modernes, une thèse véhémente contre l'emploi Le manifeste prédominant des auteurs païens dans les collèges catholiques. Au Gaume • fond, les revendications de l'auteur n'avaient rien de bien excessif. Il Le Ver rongeur demandait que, jusqu'à la classe de quatrième inclusivement, tous ^ ^'' les classiques fussent chrétiens, et qu'à partir de la troisième on y pût joindre les auteurs païens, mais dans des éditions soigneusement revues, et que ces auteurs mêmes fussent expliqués soigneusement ^ Mais le ton du livre était violent, absolu, agressif. Le système employé jusqu'alors était qualifié de « paganisme scolaire » ; et ce système était présenté comme destructeur de la foi, de la famille, de l'autorité et comme préparant le triomphe du socialisme. La méthode proposée était donnée comme l'infaillible moyen de salut. « Qu'elle soit mise en œuvre, s'écriait l'auteur en terminant, et bientôt c'en est fait du socialisme, du communisme et de toutes ces formidables erreurs qui menacent de nous reconduire au chaos ^. » La thèse n'était pas nouvelle. La Mennais l'avait déjà soutenue dans sa polémique contre l'Université. Les circonstances lui donnèrent, au lendemain de la loi sur la liberté d'enseignement, un retentissement particulier. Montalembert, alors plongé dans l'élude du moyen âge, s'empressa d'y adhérer avec l'ardeur dont il était coutumier^. L'abbé d'Alzon, fondateur du collège de l'Assomption à

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