Ibid., p. 6i
4. Le livre avait paru, sous une autre forme, huit ans plus tôt (G. Vauthibp VilUmain, un vol. in- 13, Paris, 191 3, p. lao). *
5. MA.KTIN, Vie de l'abbé Gorini, un vol. in-ia, Paris, it63, p. 68.
HISTOIRE GÉiNÉEALE DE l'ÉQLISE
Encyclique
Inler
mulUp lices
(ai mars
une plus large part, au moins dans ses programmes, aux chefsd'œuvre de la littérature chrétienne. L'Univers protesta qu'il ne demandait pas « l'exclusion absolue des auteurs païens », qu'il ne voyait pas dans l'enseignement « l'unique source du paganisme moderne * » ; et Mgr Dupanloup, par ses beaux travaux sur ÏEdacation et la Haute éducation intellectuelle ^ ainsi que par les succès éclatants de son séminaire de La Chapelle, montra clairement que son intention était bien, comme il l'avait toujours soutenu, de subordonner à la religion toutes les branches du savoir humain.
En i853, une nouvelle polémique s'étant élevée au sujet des droits respectifs du journalisme catholique et de l'épiscopat, une encyclique du 21 mars, commençant par ces mots Inter multipliceSt fit entendre la voix du pontife suprême sur les deux conflits qui avaient agité l'Eglise de France. Pie IX recommandait aux évêques de former la jeunesse u à l'art décrire avec élégance en étudiant et les ouvrages si excellents des saints Pères, et les écrits des écrivains païens les plus célèbres, soigneusement expurgés ^ ». Il leur demandait ensuite « d'encourager les journalistes catholiques à détendre la cause de la vérité avec zèle et justesse, et de les avertir prudemment, avec des paroles paternelles, si, dans leurs écrits, il leur airivait de manquer en quelque chose ^ ».
contre le Mtholicigme.
Recmdescence Rien n'était plus opportun que de pareilles exhortations ; car, des attaques ^[^^[ ^^g \q constatait tristement le souverain pontife dans la même im^e^"^ encyclique, les discussions qui s'étaient élevées entre les catholiques « fournissaient aux ennemis de l'Eglise des armes pour la tourmenter et la combattre * ». Les attaques contre le dogme et le cuit* catholique se multipliaient dans la presse antireligieuse. « Les journaux les plus répandus, écrivait Montalembert, et notamment la Presse et le Siècle, qui ont à eux seuls trois fois plus d'abonnés que tous les autres journaux réunis, contiennent des attaques presque
I. Univers du 20 septembre i85a, a. Ghantkel, Annales, p. i44.