‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 191 sur 374 · PIE IX ET L*ÉGLI8E DE FRANCE · texte numérisé non relu

PIE IX ET L*ÉGLI8E DE FRANCE

quotidiennes contre la religion et le clergé ^. » hn i852, le plus brillant et le plus populaire des poètes de cette époque, Victor Hugo, associait, dans ses virulentes invectives, l'Empire et l'Eglise, ou, comme il disait, « Bonaparte et Mastaï * ». La même année, lô plus grave des disciples d'Auguste Comte, Litlré, écrivait sentencieusement : « Les réforriies sociales ne peuvent être obtenues que par l'extinction des croyances théologiques ^. » Avec plus de fougue, Proudhon soutenait la même thèse. Dupin se contentait de rendre odieux le régime chrétien du moyen âge en rééditant de vieilles calomnies sur le prétendu « droit du seigneur » Michelet, dans son Introduction à V Histoire de la Révolution française, qui allait paraître en i855, signalait le christianisme comme le principal obstacle au progrès de l'humanité *. Quinet, particulièrement exaspéré par le coup d'Etat et par l'exil, était plus radical encore, et s'écriait : « Il s'agit ici, non seulement de réfuter le papisme, mais de l'extirper ; non seulement de l'extirper, mais de le déshonorer ^ ». Une corruption moins apparente, mais non moins profonde, des intelligences se manifestait en même temps par la diffusion et la vulgarisation en France de la philosophie rationaliste de l'Allemagne •.

De cette recrudescence d'hostilités envers l'Eglise, les rédacteurs Travaux du Correspondant, Albert de Broglie et Alfred de Falloux, ren- P''^^'^* ^^J"^^ daient responsable la polémique de rf//HWr5, qu'ils jugeaient excès- pour la défense sive et maladroite^. Veuillot leur répondait, àan^V Univers même, ^^ 1 Eghse. en faisant remarquer que les gens de salon qui l'attaquaient, presque tous membres ou futurs membres de l'Académie, avaient les défauts que l'on contracte dans les cénacles académiques, l'admiration mutuelle et une indifférence complète pour l'opinion populaire, plus franche et plus nette que la leur. Mais les uns et les autres faisaient mieux : ils prenaient, avec une énergie infatigable, la défense de l'Eglise contre les attaques de l'incrédulité. Le Correspondant, par Le

Correspondant,

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