‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 197 sur 374 · s 1 rn • »» V. 1 1 T • ^'"*é envers · texte numérisé non relu

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ment de I archevêque de lurin, Mgr Jbranzoni, coupable d avoir pro- l'Eglise,

testé contre la loi du Foro, son bannissement, prononcé le 26 sep- pnsesparl' temhre i85o, la destitution d'un aumônier qui avait recommandé de garde, prier pour le courageux prélat, l'emprisonnement et le bannissement de l'archevêque de Cagliari, Mgr Marongini, pour un motif semblable en i85i, l'arrestation de plusieurs prêtres, curés ou missionnaires, arbitrairement accusés de fomenter des émeutes, les injures proférées à la Chambre des députés contre l'épiscopat ^, les circu. jaires de Cavour chargeant les syndics d'u exercer une surveillance continuelle sur les curés ^ », bien d'autres faits du même genre ^ne

I. La chapelle des Sacramentines et l'église de la Consolata, à Turin. Deux •tatues y marquèrent plus tard la place où les pieuses reines venaient s'agenouiller.

a. Voir le texte de la loi dans VAmi de la religion du 7 juin i855, t. GLWlIi. p. 563-567- y / J

3. Notamment dans les séances des 33 août i84q. i5 février i85o, 10 janvier l853, etc.

4. (Citées par Dupanlolp, la Souveraineté ponlijicale, ch. xvi, p. Sog-Sio.

5. Voir. 4 mi de la religion, t. GLXIII, p. /|3o, Uo, 698; t. GLXIV, p. 83, /ji5» /467, 786 : t. GLXV, p. i, 98, 687 ; t. CLWI, p. 83, 169. 191, 3^9. 665, 708, 7^6.

Déchaînement des passions révolutionnaires.

Fâcheuse tolérance du gouvernement.

Attitude

de Manzoni,

de Pellico,

de Ventura

•tde Gioberti.

laissaient aucun doute sur l'hostilité du gouvernement du Piémont à l'égard de l'Eglise.

Tandis qu'on exilait les évêques et qu'on mettait le clergé sous la surveillance de la poRce, toute liberté était laissée à la presse révolutionnaire et impie d'insulter le pape et les prêtres, aux émeutiers d'interrompre les prédicateurs dans les églises, aux théâtres de parodier et de ridiculiser les saints mystères ; si bien que M. Sauzet, dans le célèbre écrit qu'il publia sur le mariage, en i853, pouvait écrire : (c Je ne sais quel esprit fatal a soufflé sur le Piémont. La gravure et la pierre semblent y faire assaut de scandales. » La coupable tolérance du gouvernement encourageait toutes les audaces, et le député Brofferio allait jusqu'à s'écrier, en pleine Chambre :« Prouvons à ces orgueilleux prélats que le peuple a aussi ses foudres et ses anathèmes *. )) Vainement le Saint-Père renouvelait ses plaintes et ses protestations * ; le gouvernement, après des réponses banales, passait outre.

Les grands catholiques, qui avaient rêvé naguère un mouvement de libération nationale sous les auspices de la religion, Manzoni, Pellico, étaient attristés. L'illustre auteur d'/ Promessi Sposl était plus que jamais « ce génie souffrant, au visage doux et triste, au regard tourné vers les regrets »,qui avait frappé Lamartine^ ; et l'auteur de Le Mie Prlgioni écrivait : « Je ne réponds ni aux gens qui me traitent de révolutionnaire, ni aux fanatiques du libéralisme qui me blâment de ce que je ne partage pas leurs folles illusions... Ils n'auront de moi d'autre réponse que ma conduite sans masque, sans servilité envers aucun des partis violents, et aussi chrétienne que possible *. » Le P. Ventura, après s'être laissé quelque temps entraîner à la suite de Cavour, se rétractait noblement, et, instruit pai i\xpérience, rectifiait ses conceptions philosophiques et politiques. Gioberti seul, retiré des affaires publiques depuis iS/jg, s'avançait de plus en plus dans ses utopies libérales, traçant à Victor-Emmanuel la ligne politique à suivre pour arriver à la régénération de l'Italie ; mais les vives attaques de son dernier ouvrage, le Hm/iouame/z/o d'Italia, publié en 1 85 1, contre le pouvoir temporel des papes, et plusieurs autres

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