‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 201 sur 374 · I. Mémoires du général Lamarque, Paris, i835, t. il, p · texte numérisé non relu

I. Mémoires du général Lamarque, Paris, i835, t. il, p

a. Dbschamps. op. cit., p. 4oo.

PIE IX ET LES DIVERS ÉTATS DE i/eUROPE

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dont la Prusse serait le centre ^ L'érninent évoque de Mayence a . raconté qu'ayant été, à cette époque, élu député au parlement de Francfort, un personnage de haut rang vint lui déclarer a que la Témoi^agê principale mission du parlement était détendre jusqu'au Mein les j^jg^ KeUeler. frontières de la Prusse », et que v( son devoir de député était de concourir à ce dessein ». « Je suis certain maintenant, ajoute le prélat, . que cet homme n'énonçait pas une opinion personnelle, mais qu'il s'était approprié la pensée d'une société secrète -. »

Si nous nous sommes un peu étendu sur cette question politique de l'hégémonie prussienne en Allemagne, c'est qu'elle devait avoir (les événements postérieurs l'ont montré) une iniluence considérable sur l'histoire religieuse du xix** et du xx.^ siècle. Substituer la domination de la Prusse à celle de l'Autriche en Germanie, c'était substituer l'influence protestante à l'influence catholique ; et fortifler, au centre de l'Europe, l'empire allemand ainsi remanié, c'était favoriser la propagande dans le monde de la religion de Luther.

Que ce plan ait été, dès 18/18, celui du roi de Prusse Frédéric- Guillaume IV, c'est ce dont les documents privés et diplomatiques de celte époque, publiés depuis lors, ne permettent plus de douter. Le gouvernement de Berlin n'aura d'abord, dans sa politique intérieure, que des sourires flatteurs pour les catholiques ; il leur accordera même de vraies libertés, à tel point que lEglise, un moment trompée, indiquera aux divers souverains le roi de Prusse comme un exemple à suivre. Mais les faveurs accordées dans le domaine de la politique intérieure n'ont souvent été, pour les pouvoirs despotiques, que le moyen de voiler les attentats tramés par leur politique extérieure 3. Cette dernière, par sa nature même, échappe facilement aux regards de l'opinion, qui ne s'aperçoit que trop tard de sa déception *. Pourtant, dès i854, les Feuilles liistorico-poliliqaes de

Politique

du roi Frédéric- Guillaume IV,

1. On trouvera l'article entier du Globe dans Eck.bht, la Franc-maçonnerie dans sa véritable signijîcalion, trad. Gjr, Liège, i854, t. 11, p. 24G-347, et dans Descii.vmp», op. cit., t. II, p. 3i3-3i4.

a. Kettelek, l'Allemagne après la guerre de 1866, trad. Belet, p. 3t)ets.

3. Au début de son règne, Napoléoti III donnera satisfaction au parti conservateur en Taisant respecter la religion, la propriété et l'ordre public, tandis que sa politique extérieure sera contraire aux intérêts religieux et toujours inspirée par le sentiment qui lui avait fait signer en i845, un projet d'unification de l'Alleniaguc. (Noir le document dans Dksguamps, op. cit., t. II, p. Aoi-4oj.) Mais la politique de 1 empereur français sera moins suivie en ce sens ; elle aura d'heureux retours ea arrière ; elle ne peut entrer en parallèle avec celle du roi prussien,

à. Des hommes comme Ketteleret Dicpenbrock espéraient encore en iSôa une

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