‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 211 sur 374 · r\ ' i ^^A produite par · texte numérisé non relu

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envisagé par 1 opinion prolestante d Angleterre. Un y vit une pre- ^^^ ^^^^ ^^^

Icntion du pape à gouverner l'Angleterre religieuse, le début d'une Angleterre.

campagne qui aurait pour but de substituer des évéques catholiques

aux évéques anglicans. Le Times parla de « l'impudence » de Pie IX. Hostilité . , , -^ ,, . ... j » 1. • 1 des prolestant»

Lord John Russell, premier ministre, denon(;a « 1 agression du ^^^1^ g^y.

pape contre le protestantisme anglais », et promit d'examiner l'état vernement.

présent de la loi pour voir quelles mesures pourraient être prises

contre « cette usurpation de pouvoirs* ». A son arrivée à Londres,

le cardinal fut hué ; des pierres furent lancées dans les portières de

sa voilure ^. Ses amis furent inquiets pour sa vie.

Wiseman fit preuve, en ces circonstances, d'un grand sang-froid.

En quelques jours, il rédigea un éloquent Appel au peuple anglais, L'Appel am

qui, en un lani^aire calme et clair, mettait les choses au point. L'irri- />^"P|«.a"9'<^**

T ' o D I ^ de NNisema»

talion se cahua peu à peu. Le Times déclara que « la question ainsi calme

posée méritait la plus attentive considération ». Un bill, voté parle lagitatioa. Parlement, qui fra[)pait d'une amende de cent livres toute personne usurpant dans le Royaume-Uni le titre d'un des prétendus sièges cpiscopaux, resta lettre morte.

Cette malheureuse agitation, si peu prévue des catholiques, eut, à son tour, un résultat non moins imprévu, et, cette fois -ci, heureux pour le catholicisme : ce fut la conversion de celui qui devait être le successeur de Wiseman sur le siège de Westminster, le car-

dinal Manning.

Henri-Edouard Manning, fds, comme Newman, d'un banquier de Henri

la Cité, était de six ans moins âj^é que lui. Gomme Newman, il . o o"°ô"^\ • , , , , . . D ^ ' (1808-1892).

avait ete élevé dans un milieu sur lequel le catholicisme n'exerçait

aucune action. Mais les tendances d'esprit des deux futurs princes de l'Eglise avaient été, dès leur jeunesse, bien dilTércntes. Tandis Son caractère, que, chez Newman, toutes les énergies étaient dirigées vers le développement d'une vie intérieure toujours plus intense, la vie extérieure fut toujours, chez Manning, le but de son activité. Dès sa pre-

1. Sur ces incidents, voir W'ilfrid NVaud, le cardinal Wiseman, t. I, p. 540 et s.

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