‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 219 sur 374 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

DE LA BULLE Incff^abills A l'engycliql'e Quanfa cura libg

pu être proposé en iSfiS paraissait plus acceptable en iSSg. L'idée de l'Italie unifiée sous la direction oincicllement nroclamée

du Piémont, et non sous son influence cachée, avait, grâce à Cavour, fait son chemin, conquis les esprits des politiques, gagné les masses. « Jusque-là, il y avait eu des sectes, des divisions, des fédéralistes, des républicains, des monarchis-tes ; de ce moment, il n'y eut que des unitaires ; par un coup de baguette, ce qui n'avait été jusque-là que la croyance d'une poignée de sectaires devint le mol d'ordre d'une nation. Sur toutes les lèvres, en Piémont comme en Toscane et dans les duchés, un cri unanime s'éleva : « Unité ' I »

Les actes accompagnaient les paroles. Les Etats de Florence, de Parme et de Modène votaient la déchéance de leurs ducs et se mettaient sous la protection du Piémont. Les Romagnes elles-mêmes se soulevaient et se ralliaient aux trois autres Etals de l'Italie centrale. Yiclor Emmanuel n'osa pas accepter personnellement la dictature qu'on lui offrait. Pour ménager l'empereur Napoléon et pour respecter la lettre du traité de Villafranca, il s'arrêta à une de ces combinaisons auxquelles la politique italienne a souvent recours : un prince de la maison de Savoie, le prince de Garignan, accepterait, dans le seul but de maintenir l'ordre, menacé par les menées de Garibaldi, la régence des quatre Etats, réunis sous le nom d'Emilie ; encore n'exercerait-il celte régence que par un mandataire, le chevalier Buoncompagni. G'était réduire au minimum d'apparence une prise de possession qu'on voulait solide et définitive -.

En somme, par toutes ces agitations, par toutes ces combinaisons, les clauses de Villafranca s'effritaient. Trois des Etats que l'empereur des Français avait voulu maintenir avaient disparu ; l'Etat pontifical, qu'il avait prétendu sauvegarder, se démembrait, et cepremier démembrement paraissait une menace de ruine totale. Le 26 septembre 1809, le pape prolesta contre ceux qui, « soutenus par des conseils, par des secours de toute sorte venus du dehors, élevaient le drape-au de la défection et de la rébellion dans ses Etats » ^. Le 29, Mgr Pie, évêque de Poitiers *, le 3o, Mgr Dupanloup, évêque d'Orléans ^, puis, à leur suite, un grand nombre d'évêques du monde

Le

seul résultat

appréciable

du traité est un

nouvel élan

donné

au mouvement

vers luiiité

italienne.

Protestation

du pape

26 septembre

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