‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 23 sur 374 · I. WlSEMAN, op. Cit.f p · texte numérisé non relu

I. WlSEMAN, op. Cit.f p

a. Voir un compte rendu détaillé de cet entretien dans Artaud de Montor {Hist. de Léon XII, t. I, p. 166-171), qui déclare en tenir les principaux traits du duc de Laval, ambassadeur de France, de la duchesse de Devonshire, et enfin du pape Léon XII lui même (op. cit., t. I, p. 166, note aj.

LEON XTI

Au sortir de son entretien, le pape était dans l'admiration. «Quelle conversation 1 disait-il au cardinal Zurla. Jamais je n'ai eu avec personne de communication plus importante, plus substantielle, plus utile. Quel homme que ce Consalvi ! Et que Pie VII a été heureux de l'avoir pour ministre 1 Désormais, nous travaillerons souvent ensemble. » « Seulement, ajouta-t-il, il ne faudrait pas mourir aujourd'hui *. »

Consalvi venait, en effet, de donner à Léon XII tout un programme de gouvernement, établissant une continuité avec celui de Fie YII. Peu de temps après, le grand cardinal succombai taux atteintes delà maladie qui le minait depuis quelque temps, et sa mort modifiait sensiblement la situation politique autour du Saint-Siège, Cette mort enlevait au parti des couronnes le chef dont il aimait, avec plus ou moins de raison, à se prévaloir ; et, d'autre part, elle ôtait sa principale force à la faction des Zelanti^ qui se recrutait surtout parmi les adversaires personnels de l'ancien ministre. Les deux partis restèrent en face l'un de l'autre, mais en se modifiant. La faction zélantiste se composa surtout désormais des hommes portés vers une politique d'absolutisme et d'intransigeance, et l'adhésion de plusieurs hommes d'Etat français et autrichiens en fortifia la puissance. La faction opposée compta surtout les partisans des idées modérées ; l'héritage de considération laissé par le cardinal Consalvi fut sa principale force , mais elle resta une minorité. Dès lors, les Zelanli, toujours obstinés à considérer le pape comme un des leurs, tout au moins comme leur élu, chercheront à le dominer, et ces tentatives de sujétion ne seront pas le moindre embarras du pontificat de Léon XII. /

Au lendemain de l'élection de Léon XII, un observateur perspicace écrivait : « Les partis s'efforcent, par toutes sortes de moyens, d" élever aux places les hommes de leur choix ; mais, une fois parvenus, ceux-ci trouvent un horizon qui les éclaire de nouvelles lumières. Ils voient avec de nouveaux yeux, et gouvernent avec de nouvelles vues. Des amis surviennent alors, et les excitent. Un honnête homme, en pareil cas, est affligé, mais n'est pas embarrassé du choix qu'il doit faire. Voilà l'avenir de l'histoire du pape que nous avons aujour^ d'hui -. »

Léon xn

fait de ces xues

son programme.

Mort

de Coiisalri

Modification des parlis.

Le parti

des Zelnnti se recrute

surtout désormais parmi les ami* des idées intransigeantes.

Il cherche à dominer Léon xn.

Attitude

circonspecte

du pape.

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