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Jules Zelleu, Année historique, \« année, i

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« Art. II. — Là France retirera ses troupes des Etats pontificaux graduellement et à mesure que 1 armée du Saint-Père sera organisée. L'évacuation devra néanmoins être accomplie dans le délai de deux ans.

« Art. Itï. — Le gouvernement italien s'interdit toute réclamation contre l'organisation d'une armée papale, composée même de volcntaires étrangers, sufRsante pour maintenir l'autorité du Saint- Père et la tranquillité, tant à l'intérieur que sur la frontière de ses Etats, pourvu que cette forcené puisse dégénérer en moyen d'attaque contre le gouvernement italien.

« Art. IV. — L'Italie se déclare prête à entrer en arrangement pour prendre à sa charge une part proportionnelle de la dette des anciens Etats de l'Eglise.

« Art. V. — La présente convention sera ratifiée, et les ratifications en seront échangées dans le délai de quinze jours, ou plus tôt, si faire se peut. »

Nous verrons bientôt con ment cette convention, au lieu d'assurer la paix, ne fit que déchaîner la guerre.

Portée de la ^^^ yeux de tous les catholiques, le traité franco-italien parut

Convention . ^ . • j' w , ' i' u ï '

du i5 exprimer, suivant les expressions d un historien, v l abandon a

septembre. échéance fixe du pouvoir temporel et de la papauté * » par la France.

Mais i^ est juste de constater que cette politique d'abandon n'était

pas le propre du gouvernement français. L'Autriche, qui se glori-

Attitude g^jt toujours de continuer les traditions du Saint-Empire, et dont de !'.\utriche. , . . , , o • o>

1 empereur aimait a se proclamer le protecteur-né du Saint-Siège,

avait, comme la France, fai' des promesses, pris des engagements envers le pape, mais ne les avait pas tenus. Au moment de l'invasion du territoire pontifical par l'armée piértiontaise, des troupes autrichiennes étaient massées, le long du Mincio, sur le pied de guerre. Il suffisait d'un ordre impérial pour les lancer sur le territoire sarde. Cet ordre fut signé par l'empereur ; mais, deux heures plus tard, il était rapporté. Devant les observations de ses ministres et de ses principaux généraux, consultés par lui, qui lui rappelèrent

I, Mgr Besson, Xavier de Mérode, p. 226.

DE LA BULLE IneffablUs A l'encyclique Quanta cura 477

les vides de son année, qui lui montrèrent les blessures de Magenta et de Solferino saignant encore, qui lui firent entrevoir la France passant de nouveau les Alpes et la révolution se déchaînant sur son pays, le monarque recula, u Sa flolte continua à demeurer à l'ancre, dans le port de ïriesLe, d'où elle put entendre, quelques jours après, le bombardement d'Ancône ; et l'armée du Mincio s'immobilisa irémissante dans son quadrilatère, en attendant que l'unité itaiienne, devenue une réalité, se coalisât avec la Prusse pour l'expulser*. »

Les puissances signataires des traités de Vienne, qui avaient juré d'intervenir à main armée contre quiconque essayerait de briser l'équilibre établi par elles, restèrent immobiles. La Russie contempla, sans rien dire, la catastrophe 2. L'Angleterre, par l'organe de ses premiers ministres, Palmerston et Russell, avait, dès le début, rivalisé avec la France pour encourager les projets d'unification de f Italie, et, par là même, l'agression contre les Etats de l'Eglise. Quant à la Prusse, pressentant que l'unité italienne, faite autour de la dynastie de Savoie, serait le prélude de l'unité allemande, réalisée autour de la dynastie des Hohenzollern, elle avait suivi les événements avec sympathie. Gomme jadis le démembrement de la Pologne, l'invasion du domaine pontifical était « le péché de l'Europe entière ».

Presque partout, du reste, en Europe, l'Eglise avait à subir des persécutions ou des tracasseries de la part des Etats.

Ajoutant à ses agressions dans Tordre temporel des empiétements dans l'ordre spirituel, le roi d'Italie, par un décret du i6 mars i863, soumettait à Vexequatur royal « toute provision ecclésiastique venant d'une autorité non résidant dans le royaume », et un grand nombre d'actes concernant les bénéfices, les legs pieux, les aliénations de biens d'Eglise, les dispenses d'empêchement de mariage,' les dispenses de vœux monastiques et autres questions analogues^. L'année suivante, le 12 juillet i86/i, une ordonnance royale exigeait le placel, dans le royaume d'Italie, pour tous resciits ou décretô des Ûidinuires

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