I. Parlamento italiano, i864, p
a. Ibid., p. 3790,
DE i/encyclique Quanta cura au concile du va.tican 5o3
Tempereur Napoléon, daus ses tentatives, se lieurtaitàun double A^on possumus : celui du pape, qui, à toutes les propositions, répondait qu'il n'était que le dépositaire d'une autorité qu'il avait juré de défendre jusqu'à la mort ; et celui de Victor Emmanuel, qui ne pouvait ni se passer de l'appui des mazziniens et des garibaldiens, ni leur faire abdiquer leurs prétentions agressives.
Pie IX, d'ailleurs, se prêtait désormais de moins en moins aux négociations diplomatiques. Une lettre très paternelle qu'il écrivit à Victor-Emmanuel au sujet des questions religieuses, obtint le retour dans leurs diocèses de trente évêques qui en avaient été éloignés, mais ne fît pas faire un pas à l'accord sur les questions fondamentales. Cet échec acheva de désabuser le pape de toute tentative nouvelle de pourparlers. Qu'avait-il obtenu dans toutes les avances faites jusqu'ici aux peuples et aux princes ? Affirmer ses droits et n'attendre que de Dieu la défense de ses prérogatives: telle sembla être désormais toute sa politique. A la fin de l'été de i865, il déchargea Mgr deMérode de ses fonctions de ministre des armes, et ne le remplaça pas. Pour les négociations diplomatiques, il s'en référa de plus en plus au cardinal Antonelli, qui proclama toujours bien haut les principes de son maître et qui n'en réalisa pas toujours exactement la pensée.
Pie IX, dont la mobilité souriante et l'aimable spontanéité contrastaient si fort avec la ténacité froide et les attitudes calculées de sou secrétaire d'Etat, conserva toujours, malgré l'âge et le malheur, ce gracieux abandon, cette bonhomie charmante et pleine de traits qui lui avaient valu tant de popularité aux débuts de son règne. « Vif, aimable, plein de reparties, il avait toujours de ces mots qui sont des portraits, de ces remarques fines qui mettent les choses dans leur jour *. » Mais, de temps en temps, le fond triste de son âme se révélait. « Vous voyez, disait-il à des pèlerins, un pauvre pape, chargé d ans et de malheurs 2. » « C'est sans doute la dernière fois », déclarait-il, le I" janvier 1866, aux officiers commandant le corps de troupes françaises, c'est sans doute la dernière fois que je vous bénis... Après votre départ, les ennemis de l'Eglise viendront peut-être à Rome 3. » Cette tristesse n'était pas du découragement. « Je ne veux pas mourir, disait il à l'ambassadeur d'Espagne, sans avoir
Pie IX semble
renoncer
désormais à
tous pourparlers avec les princes au sujet de son autorité temporelle et n'attendre
plus que de Dieu
la défense de ses droits
Pie IX
est assailli
par de tristet
pressenti-
meata.