Ihid
mSTOTRE G^,N<^RArE DE t/ÉGMSE
De moins en
moins confîant
en la
politique,
il affirme
de plus en plus
ta souveraine
autorité.
jifouveriiement
italien
promulgue
plusieurs lois
persécutrices
da la religion.
Convention
du
l4 décembre
fait tout mon possible pour remplir mon devoir de conscience *. » Il ne cro}ait pas d'ailleurs que ce devoir de conscience consistât à négocier avec des puissances dont il se méfiait, mais à multiplier les affirmations de ses droits. Louis Veuillot traduisait bien la pensée du pontife en écrivant : « Pie IX dédaigne les menées de la politique^. ., 11 n'est pas chargé de faire triompher la vérité, il est chargé de confesser cette vérité jusqu'à la mort. A toutes les suggestions, il a répondu : Non ! A toutes les menaces : Faites 1 3 »
Pendant les années i865 et 1866, bien des causes avaient alimenté, dans l'âme du pontife, cette noble et (îère tristesse.
Eu Italie, la publication faite, en novembre i865; dans VUni'à cattolica du Martyrologe de l'épiscopal italien, venait à peine do révéler au public l'étendue des souffrances de l'Eglise *, que le roi Victor-Emmanuel en faisait prévoir de nouvelles en annonçant de nouveaux projets de loi sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat et sur la suppression des corporations religieuses *». Six mois plus tard, le 17 mai 1866, une loi, dite loi Crispi, du nom du député qui l'avait proposée, punissait de l'amende et de la prison quiconque, pendant la durée de la guerre contre l'Autriche, serait « soupçonné de vouloir restaurer l'ancien ordre de choses ou nuire de quelque manière à l'unité de l'Italie^ )). Les termes vagues de cette loi rappelaient ceux des plus mauvaises lois révolutionnaires. La défaite des Italiens à Gustozza, le 24 juin 1866, n'interrompit point la série des menées persécutrices. Le 8 juillet de la même année, la Gazette officielle du royaume d'Italie publiait un décret donnant force de loi au projet, déjà approuvé par la Chambre, qui prononçait l'abolition de tous les corps religieux et la « conversion » des biens du clergé ''. Le 7 décembre, une convention était signée par les représentants de l'Italie et de la France pour le règlement de la dette pontificale ®. Le i4, cette convention était officiellement promulguée, et le comité révolutionnaire de Rome^ dans une proclamation, disait: « Le jour du i4 décembre 1866 ouvre toute une ère, l'ère qui, à côté du minis-