‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 256 sur 374 · ii, p · texte numérisé non relu

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DE l'encyclique Qiianta cura au concile du Vatican 5o5

tère religieux, affranchi de l'impur contact d'un despotisme abhorré, verra Rome libre et florissante ^ I » Le 29 du même mois, Mazzini s'écriait : « Rome est le sépulcre des deux grandes religions qui ont autrefois donné la vie au monde, et Rome est le sanctuaire d'une troisième religion destinée à donner la vie au monde de l'avenir*. »

Ces manifestations n'étaient pas dues seulement à la Convention du 7 décembre, mais aussi au retrait des troupes ffança'se» de Rome, lequel s'éta'il opéré le 11 décembre. L'empereur Napoléon avait, il est vrai, essayé d'atténuer l'impression produite par cette mesure en constituant, pour le service du pape, une légion levée en France, encadrée dans des cadres français et qui serait enrôlée sous le drapeau pontifical. Cette légion s'organisa à Antibes : d'où le nom de légion d'Antibes, qui lui resta. Mais la façon même dont la légion d'Antibes fut organisée indiquait l'hésitation, le peu de fermeté de l'empereur '^.

Le gouvernement espagnol, qui avait, le il\ décembre i865, malgré l'opposition duc'ergi, reconnu le nouveau royaume d'Italie *, protestait de son attachement au Saint- Père et à sa souveraineté temporelle * ; mais il déclarait approuver la Convention du i5 septembre ^, et, par là, laissait entrevoir quelque connivence avec les gouvernements de France et d'Italie sur la question romaine.

En Allemagne, la situation prépondérante faite à la Prusse protestante par le traité de Prague, le 23 août 1866, créait un danger permanent, dont l'avenir devait révi'ler l'importance, et qui n'échappa point à l'attention de Pie IX. Ecrasée à Sadowa le 3 juillet précédent, l'Autriche était éliminée désormais de la confédération germanique, et se dépouillait de la Vénétie au profit de l'Italie. La maison des Ilohenzollern allait désormais prétendre faire la loi en Allemagne. La Prusse de Rismarck, avec son organisation militaire formidable, allait devenir menaçante pour l'Europe entière. Et cet agrandissement d'une puissance luthérienne se produisait au moment même où l'Italie voyait croître à la fois son étendue territoriale et

Nfazrini

escompte

un triom[)he

prochain.

La France

retire

ses troupes

de Rome

(11 décotnbr»

Mais

elle organise

la a Légion

d Antibes »,

qui est mise

au service

du pape.

Le

gouvernement espagnol approuve

la Convention du

i5 septembre.

En

Allemagne, l'hégémonie d« la maison

de Hohenzollern crée un péril

permanent pour l'Eglise.

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