Ibid.^ p. 55o et s
DE l'encyclique Quafita cura au concile du Vatican 607
Après le socialisme sentimental de Saint-Simon et le socialisme politique de Louis Blanc, le communisme révolutionnaire venait de La doctrine se formuler avec Karl Marx et Lassalle. Son but était de grouper comuiuia t«. les prolétaires de tous les pays pour établir la collectivité des instruments de travail. La Révolution de 17-89 avait dépossédé les nobles ; le temps était venu de déposséder les bourgeois ; et, pour cette œuvre, les travailleurs ne devaient ebercher aucun appui au debors. « L'émancipation de la classe ouvrière, disaient-ils, doit être conquise par la classe ouvrière elle-même ^. » « Ce que nous voulons renverser, déclarait un de leurs cbefs, ce n'est pas seulement le tyran, c'est la tyrannie. Nous ne voulons plus de gouvernement, car les gouvernements nous écrasent d'impôts ; nous ne voulons plus de religion, car la religion étouffe les intelligences ^ ». « Ni Dieu ai maître » : telle pouvait êlre déjà la devise de la nouvelle école socialiste 3.
Le communisme s'organisa par l' « Association internationale des L'A9»o«iatîou
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travailleurs », dont la première idée lut eimse en 1002, a 1 Lxposi- ^^
tion universelle de Londres, et qui tint son premier congrès à Genè\'e travailieun.
en 1866 *. Au banquet qui termina ce congrès, on acclama Gari-
baldi s. Mazzini, dans une réunion tenue en i864, avait essayé de
mettre l'Association au service de sa cause ^. Elle avait en vue un
cbamp d'action plus vaste, que lui proposait Karl Marx '^.
On pense bien que les attaques ne manquèrent pas de se produire
contre une tbéorie si radicalement subversive. Mais avec Lassalle et l!»"'<^U
Marx, on avait affaire à de redoutables adversaires. Lassalle, brillant
écrivain, avait, dans son principal ouvrage. Capital et travail, réfuté
avec une verve caustique les tlièses de l'Economie libérale ; et Marx,
dans son oeuvre indigeste, mais puissante. Du Capital, aux allures
I Déclaration du Congrès de Genève en 1866. G. Seighobos, Hist. pol. de hEur, eontemp , p. 692.
3 Dupont, président du Congrès de Bruxelles en 1868. Cf. de la. Gorcb, Hist, du second Empire, t. V, p. 433.
3. Sur les doctrines de cette école et sur ses relations avec la franc- maçonnerie, voir Dkschamps, les Sociétés secrèles et la société, t. II, p. 5^8, 555.