Ibid.. I, 3ai
A. Ibid., I, 3o6.
5. En l'absence de l'ambassadeur, qui était le duc de Laval-Montmorency, le chc\alier Artaud de Montor, premier secrétaire d'ambassade, remplissait les fonctions de chargé d'alFaires.
Léon XTI affirme son indépendance en faisant
une
promotion
de cardinaux
indépendamment
de toute
proposition
des couronnes.
enfin à la cessation du malentendu, et qui eurent pour effet de ruiner « définitivement dans l'esprit du pontife le parti des Zelantiyy *.
Mais, en se dégageant d'une coterie, le pape entendit bien mon- .trer qu'il ne voulait pas se laisser circonvenir par une autre. En 1824, il fit une promotion de cardinaux étrangers indépendamment de toute proposition des couronnes. Désormais, dit son biographe, « tout en lui déclara d'une manière imposante qu'il gouvernerait par lui-même. Sa contenance prouva d'ailleurs que, si on avait la vertu de ne plus l'importuner, il possédait le courage qui commande et qui ne reconnaît plus d'exigences importunes » *.
Par
une encyclique
du
5 mai i834>
le pape
prémunit
le monde
chrétien
contre
le grand péril
l'indifférence
religieuse.
Apaisement du conflit.
Opportunité
de cette encyclique.
Dans le courant du mois de mai 1824, Léon Xït publia deux actes pontificaux très importants. Par son encyclique du 3 mai, il dénonça à l'épiscopat du monde chrétien les périls de la foi, en tête desquels il signala la doctrine de l'indifférence religieuse ; et, par sa bulle du 27 mai, il convoqua le monde catholique à venir célébrer à Rome un jubilé solennel.
L'encyclique du 3 mai contenait le passage suivant : « Il est une secte qui certainement ne vous est pas inconnue. S'arrogeant à tort l'épithète de philosophique, elle a ranimé de leurs cendres les phalanges dispersées de presque toutes les erreurs. Cette secte, couverte au dehors des apparences flatteuses de la piété et de la libéralité, professe le tolérantisme, car c'est ainsi qu'on la nomme, ou l'indifférentisme... enseignant que Dieu a donné à tout homme une entière liberté » ^.
Le chef de l'Eglise ne pouvait porter l'attention de l'épiscopat universel sur une question dogmatique plus grave. L'indifférentisme religieux, sous ses formes les plus diverses, et sous les noms différents de tolérantisme, de libéralisme, de modernisme ou encore de « parti des politiques », devait être la grande erreur du xix® siècle. En 1809, le vicomte de Bonald, dans ses Réflexions philosophiques
1. Artaud, I, 3o5-335. <( Rome, disait à ce propos un observateur sagace, le diplomate russe Italinski, Rome est invulnérable sur le dogme ; quant aux aff'aires qui ne sont pas de dogme et qu'on appelle politiques, Rome est le seul pays oii on ne fasse jamais une maladresse à fond. » (Ibid.^ p. 827. } Cf. ibid., I, 345-346,