Ibid.^ t. 1, p. xxYi
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ses collègues avaient déjà poiié la question devant le public '.
L'ouvrage, par lui-même, touchait à des questions brûlantes ;
mais la querelle qu'il souleva fut surtout envenimée par la presse.
\gitation Plusieurs mois avant l'apparition du livre, le Figaro, V Indépendance
dans ia presse. , . , . /. -n • , f
beUje, plusieurs autres feuilles avaient répandu à son sujet les bruits les plus fantaisistes. L'auteur, disait on, s'était préalablement concerté avec l'empereur ; il n'était, d'ailleurs, que le porte-voix d'un groupe important d'évêques.
Le livre, ajontait-on, est déji traduit en latin et dans les principales langues européennes ; et pourtant, ni l'ambassadeur d'Espagne, ni le* nonce apostolique, ni les jésuites eux-mêmes n'avaient pu se procurer la moindre feuille d'épreuves. Rien de tout cela n'était vrai. Mais l'agitation produite par ces bruits était à son comble quand l'ouvrage fut mis en vente Les esprits les plus calmes s'échauffèrent. Dans VUnivers, Louis Veuillot s'autorisa précisément du bruit qui s'était fait jusque là pour élever la voix avec plus de liberté. L'ouvrage « Mgr Maret jette son livre dans le public : c'est sans doute pour
•stvnem^nt^ qu'on le lise ; il doit vouloir qu'on Tapprécie, il doit souffrir qu'on critiqué l'accuse ! )) Mgr Pie, évêque de Poitiers, Mgr Doney, évêque de par p usïeurs Montauban, Mgr Plantier, évêque de Nîmes, Mgr Delalle, évêque de Piodez, et Mgr Manning, archevêque de Westminster, se croyant visés dans les opinions combattues par Mgr Maret, critiquèrent vivement son œuvre. La presse religieuse s'en mêla. Le Correspondant et le Français ripostèrent à VUnivers.
« En ayant l'air de n'attaquer que l'infaillibilité personnelle et séparée du pape, disaient les uns, c'està son magistère suprême qu'on en veut. >> — « Singulière façon, répliquaient les autres, d'honorer la tête de l'Eglise, que de la séparer de son corps ^ » !
Au milieu de ces disputes, l'évêque de Sura dut intervenir plusieurs fois. A maintes reprises, il n'hésita pas à déclarer que, quelle que fût la décision du concile, « la soumission lui serait douce ». Il devait tenir parole, et déclarer plus tard, en un langage d'une grande