‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 276 sur 374 · L\R RANGE, Vie de Mgr Dupanloup, t. III, p. ia · texte numérisé non relu

L\R RANGE, Vie de Mgr Dupanloup, t. III, p. ia

/i. (( Je vous félic ile de tout mon cœur des articles du Français, lui écrivait, à la date du i5 avril 1869, le P. Victor de Ruck. Ils ont voyagé dans la plupart de nos maisons et ont reçu l'approbation universelle. » (Lettre inédite, Arrh. S. -S.).

5. L'auteur de l'article paraît avoir été le prince Albert de Broglie; mais, ét:^nt donné l'importance du sujet traité et les relations habituelles des rédacteurs do la Revue avec Tévéquc d'Orléans, il est vraisemblable que l'article ne fut pas publié sans rassentimenl de Mgr Dupanloup.

Cinqnième

iiiciclenl :

la publication

des Observations

de Mgr

Dupanloup

(novembre

iSGij;.

Inopportunité

de celle pubiicalion.

l'altaqua vivement dans l'Univers ^ Mgr Pie blânna « ce langage d une suflisance hautaine » 2. Toute la presse religieuse de France, d'Italie d'Allemagne et d'Angleterre s'en occupa ^,

L'agitation redoubla quand, le ii novembre 1869, Mgr Dupanloup, en son propre nom, intervint publiquement dans la polémique par une brochure sous forme de lettre écrite à son clergé et portant ce titre : Observations sur la controverse soulevée relativement à la définition de l'infaillibilité.

Le biographe de l'évêque d'Orléans, qui était alors son familier, raconte qu'avant de faire cette publication, le prélat « s'était livré le plus rude corabat » *. Jamais on ne l'avait vu si perplexe. Parmi les amis qu'il consulta, les uns, en particulier le comte de Falloux 5, le conjurèrent de garder sa situation intacte pour les débats du concile. D'autres l'engagèrent à aller de l'avant. Il écouta ces derniers conseils. L'avenir montra que la voie indiquée par le comte de Falloux eût été la plus sage. Cette intervention dans la mêlée, au point d'irritation où en étaient alors les esprits, compromit l'autorité de l'évêque d'Orléans dans le concile, souleva contre lui des polémiques qui l'irritèrent. Lui qui, dans la campagne pour la liberté de l'enseignement, avait été un agent si merveilleux de conciliation, un négo-

I. Coll. lac, t. VII, col. laSo, 128 a. Ibid. , col. 1376 et s.

3. Les principaux journaux religieux de France étalent alors : l'Univers^ dirigé par Louis Veuillot ; le Monde, dirigé par Taconet ; l'(7nion, journal de Sébastien Laurentie ; la Gazette de France, de Gustave Janicot; le Français, de François Beslay. On peut y ajouter le Moniteur universel, de Paul Dalloz, à qui Rouher venait de retirer, à la fin de 1868, le caractère de journal officiel Les principales publications périodiques des catholiques italiens étaient la Civiltà cattolica de Rome et VUnità cattolica de Milan. En Allemagne, le journal catholique le plus important en 1869 était le Volkszeilung de Cologne, dont le ton répondait à celui du Français et du Correspondant, tandis que la Doxau Zeilung de Munich se rattachait aux idées de ï Univers. Deux journaux catholiques de Vienne, le Wolksfreund et\e Vaterland, avaient peu d'abonnés. En Angleterre, le principal journal catholique était le Tablet, organe du cardinal Manning. Le Weekly Register, plus modéré, était inspiré par MgrCapel.

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