C^tCCONI, t. 1, p
2. \oir Dicl. de Théol. Je VA.CA.i'tT, à l'article ApostoUcx Sedis»
LE CONCILE DU VATICAN
Les divers
groupement»
de» Père»
la bulle comme non avenue. L'ambassadeur de France eut, à ce gMJet, deux entretiens avec le cardinal Antonelli. Dans le premier de ces entretiens, le secrétaire d'Etat du Saint-Siège, pris au dépourvu, Explications
1 T T \ données
déclara ne pas connaître sullisamment le document pontiiicai pour ^^^ j^ carilirial
se prononcer. Au cours d'une seconde visite que lui fit le représen- Antoaelh à
, , r^ 1 1- 1 w 1 1 T • • 1 i 1 1 Ambassadeur
tant de la France, Je cardinal déclara que la disposition dont il j^ France,
s'agissait ne concernait pas les Etats concordataires ^ Cette réponse M- de Banne-
Vllifi
calma les susceptibilités des gouvernements comme celles de l'épiscopat.
Toutes ces questions, agitées en divers sens, avaient misa jour les tendances différentes qui divisaient les Pères du concile. Ces tendances s'accusèrent par divers groupements extraconciliaires. En dehors des réunions déterminées par la nationalité, telles que les réunions des évêques d'Espagne, des Etats-Unis et du Canada 2, on distingua ^^ Concile, bientôt quatre centres principaux. Cette dissociation fut surtout la conséquence de l'attitude prise par les prélats au sujet de la question de l'infaillibilité pontificale. Les partisans d'une définition im- Les « mfaiMimédiate de l'infaillibilité, les infaillibilistes, qui aimèrent aussi à se donner le nom d'altramontainSy se groupèrent autour de Mgr Dechamps, archevêque de Malines. Mgr Manning, archevêque de Westminster, le cardinal CuUen, archevêque de Dublin, Mgr Pie, de Poitiers, Mgr Plantier, de Nîmes, Mgr Roess, de Strasbourg, Mgr Martin, de Paderborn, Mgr Senestrey, de Ratisbonne, Mgr Spalding, de Baltimore, et Mgr Mermillod, vicaire apostolique de Genève, furent les principaux représentants de cette réunion. Les évêques opposés à la définition immédiate de l'infaillibilité formèrent d'abord plusieurs groupes. On les voit désignés dans les documents contemporains par le nom d' anlidéjinitionnistes ou à'anti-infaillibilistes. Leurs adversaires les appelèrent souvent les libéraux, les gallicans, ou encore les opposants ^. Veuillot créa, à propos de ceux qui, sans nier l'infaillibilité, contestaient l'opportunité de ôa définition, le mot d' opportuniste f qui depuis a passé dans la làn^ae politique *.
I. TcAno, Journal, p. 67; Emile Ollivier, l'Eglise et l'Etat au Concile du Vatican^ t 1, p. b'6i.