GiuHDjsRATH, op. cit., l, 35i-355; II
LE COUCILE DU VATICAN S/jQ
révélation par rapport à la raison. Il avait combattu avec une égale énergie la politique de Napoléon III, les idées de Mgr Dnpanloup et les doctrines de Victor Cousin *.
Au concile, l'archevêque de Malines et l'évéque de Poitiers rencontraient enMgr Héfélé, évéque de Rotlenbourg, en Mgr Strossmayer, évêquc de Sirmiunn, et en Mgr Darboy, archevêque de Paris, de redoutables adversaires. Héfélé représentait surtout la science.
<r Mffr Héfélé. écrivait Emile Ollivier, est un esprit vigoureux, qui ^^g^ Héfélé,
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1: ippesur les faits comme un forgeron sur son enclume. D un savoir Ronibour».
prodigieux, à la fois naïf et fin, il a, sous son extérieur plein de rondeur et plutôt rude, un liant fort propre à la conciliation *. m Bien avant la réunion du concile, le pape avait eu recours à st science inépuisable, particulièrement informée sur les questions conciliaires ^.
Mgr Strossmayer, évêque de Diakovar, vicaire apostolique de Mgr Strow- Serbie, représentait l'éloquence, une éloquence sans apprêt, mais évéqui d'une puissance singulière. Il ne se donna jamais comme un théologien de DiakoT«. ni comme un philosophe, mais comme un tacticien de l'apostolat catholique, ci Si j'ai combattu résolument le projet de définition du dogme de l'infaillibilité, disait-il plus tard, ce n'est pas que j'eusse, comme Dœllinger ou Héfélé, la moindre objection théologique contre ce dogme ; ce n'est pas que j'eusse peur, comme Dupanloup, de provoquer inutilement et d'irriter ce qu'on appelle l'esprit moderne. Non ; je ne me plaçais qu'à un point de vue, qui a dirigé ma vie, le développement de la nation slave, qui est à sa période de formation, et que j'avais peur de voir gênée par une centralisation excessive. * » Ce développement de la race slave avait, dans son esprit, une portée religieuse considérable. Il devait, selon lui, préparer la paix religieuse, l'union des Eglises. Sa bourgade de Diakovar lui apparaissait comme le trait d'union de l'Occident et de l'Orienr, comme le rendez-vous de trois religions : la romaine, rorthodo:.e russe et l'islamique. Strossmayer était en relations suivies avec le philosophe russe Soloviev et avec le barnabite romain Tondini. Ce grand seigneur, qui avait fondé un musée avec ses propres tableaux