Collectio lacensis, VII, i
3. Ibid . i385. Il parait que la lettre de Montalembert impressionna le pap« au plus baut degré. Pie IX se la fit lire jusqu'à trois fois de suite, l'écoutant les yeux fermés ; puis il la relut lui-même.
4 Sur les indications de la tante, les petites- nièces adressaient un sourire aux tt bons » et faisaient une grimace aux « méchants ».
LE CO?(CILE DU VATlCA.Îf
|ne, Mgr Wicart, évêque de Laval, écrivait à ses aiocesaius : « Devant Dieu, prêt à paraître à son jugement, je déclare que j'aimerais mieux tomber mort sur-le-champ que de suivre l'éveque d'Orléans dans les voies où il marche aujourd'hui ^ »
Le pape recommandait le calme ; mais iLenvoyait ses félicitations aux écrivains qui défendaient l'infaillibilité, aux fidèles qui faisaient [)arvenir des adresses pour la définition *. Ces interventions furent considérées par quelques-uns comme une pression officielle qui pouvait altérer la liberté de l'assemblée. Le 20 février, le ministre fran- (.ais des affaires étrangères, M. Daru, adressa des observations sur ce jioint au cardinal Antonelli. Le 6 avril, un document d'une portée [)I us considérable, un Mémorandum [ui envoyé par le même ministre à toutes les ^puissances, les conviant à faire respecter par le concile ({ les droits et les libertés de la société civile ^ ». Cet acte diplomalique détermina dans l'Europe entière une agitation extrême, mais ne fit qu'exciter le zèle des partisans de l'infaillibilité. Après tout, avaiton tant à craindre des puissances du monde ? On saurait bien se passer de leur appui. Au lendemain d'une manifestation populaire en l'honneur du pape, Louis Yeuillot écrivait de Rome : « Le pape et LE PEUPLE ! Je crois, moi, que ces mots sont visiblement écrits sur il porte du concile du Vatican, et que cette porte est l'entrée d'un uionde nouveau, ou plutôt qu'elle est un arc de triomphe sur la ijute retrouvée du genre humain ^. »
Décidément, puisque la question de l'infaillibilité soulevait tant de
Les indignalioni véhémonte»
de Mgr Wicart.
Le
Mémorandum
de M. Daru
(6 avril 1870.)
Louis Veuillot
salue l'inauguration
prochaine d'« un monde
nouveau ».