I. Manm.ng, Ilist. du concile du Vatican, p. 187- lyo
GIIAPITHE XIV
Di; GOx>(GlLE DU VATICAN A LA xVlOHT DE PIE IX
Vue -cnérale. L'invasion de Rome, le 20 septembre 1870, n'était que le début d'une série d'épreuves dont le pape Pie IX allait cruellement souffrir jusqu'à fia mort. Ces épreuves Jui vinrent surtout de l'Italie, de la France, de l'Allemagne, de la Suisse, de l'Autriche, de l'Espagne et de rAugleterre.
L'Egliio
Cai!i<ilique
eu iuiie.
Le jour même
de la prise
de Rome,
le cardinal
Antonelli
pourvoit
à ia sécurité
fie la ville
et du Saint-Père,
Le jour même où les troupes piémontaises avaient franchi la brèche de la Porta Pia, le cardinal Antouelli remettait aux membres du corps diplomatique une note par laquelle Pie IX, « déclarant vaine, nulle et de nulle valeur, l'usurpation dont il était victime », rendait responsable de cette « indigne et sacrilège spoliation le roi d'Italie et son gouvernement ^)).
Mais, cette protestation solennelle une fois faite, le Secrétaire d'Etat du Saint-Siègejugea prudent de pourvoir aux moyens d'assurer la sécurité du pape. Dans la capitulation signée par le général Kanzler, il avait été stipulé que la Cité léonine resterait au Saint-Père. Dès le lendemain, le cardinal Antonelli avisa le baron Blanc ^, alors secrétaire du ministre des affaires étrangères Visconti-Venosta, qu'il désirait l'entretenir au Vatican. Là, il lui déclara que, « la Cité léonine