‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 312 sur 374 · Ghanthel, p · texte numérisé non relu

Ghanthel, p

•^^8 HISTOIRE GKNKRALE DE l/Ér.MSE

Nouveaux al tentais provoquèrent de sa part de nouvelles protestations. En 1873'à'' 187G. j^'^^^'ier 1877, la Chambre italienne ayant volé une loi édictant des poursuites et des peines contre les prêtres qui, par leurs discours ou parla propagation des écrits pontificaux, continueraient Pic IX à offenser les institutions de l'Etat, Pie IX, entré dans sa 85^ année, ^^^un*' et sentant fléchir ses forces, voulut faire entendre au monde une promouvement testation suprême. « Nous manquons, s'écria-t-il, de toute la liberté ^%^armi^°" nécessaire, tant que nous sommes sous le joug des dominateurs... les fil'Mes Que les fidèles se servent des moyens que les lois de chaque pays ^^ '''* mettent à leur disposition, pour agir avec empressement auprès de ceux qui gouvernent ^. » Ces paroles provoquèrent, dans le monde entier, un mouvement de pétitions, d'adresses, de motions dont plusieurs gouvernements s'émurent 2. Le ministre italien, Mancini, auteur du projet de loi, essaya de le justifier par une circulaire ^. Mais le gouvernement recula devant cette protestation universelle des catholiques. Le 12 mai 1877, le Sénat rejeta le projet de loi, que Victor-Emmanuel avait déclaré refuser de sanctionner. On dit que !a pieuse princesse Clotilde, effrayée de la rapidité avec laquelle son malheureux père se laissait entraîner sur la pente révolutionnaire, avait joint, en cette circonstance, sa voix suppliante à celle du monde catholique. « Dieu, aurait-elle dit au roi son père, pourrait ne plus laisser une heure à votre repentir. » Quelques mois après, le 9 jan- Mort vier 1878, le roi Victor-Emmanuel comparaissait devant le tribunal

e ic or- de Dieu. Par une sin^^ulière ironie du sort, le ministre Crispi, Emmanuel ..... . ...

(9 janvier celui dont Mazzini avait dit qu'il serait le dernier ministre de la mo-

^°'J°)' narchie italienne, celui qui avait voué à la papauté une haine implacable, était chargé d'annoncer au peuple italien que le roi d'Italie était mort au palais du Quirinal, muni des sacrements de l'Eglise *.

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