Ibid., p. 4i 4a
L'Eglise
catholique
en Allemagne.
Bismarck, pour achever
la ruine des nationc
latines, veut délruir»
le catholicisme.
PnHcxlct invoqués.
Fondation
du « Centre
catholique »
au Landtag
prussien
Bismarck et îcs « Viuux- Catiioliques )).
Origine
du KuUurkampfa
Ce quMl faut
entendre par
Kullurkampf.
C'est la lutte
du germanisme
contre le romanisme.
Pr^nT res hos>ùIités.
bien que les chefs de ce groupe, les deux frères Reichensperger et Savigny, fussent déloyaux serviteurs de la monarchie, la Gazette générale d'Augsbourg écrivit : « Une bataille perdue sur la Loire serait un moindre malheur » ^ Pour mieux combattre le catholicisme, Bismarck eut un moment l'idée d'organiser en Eglise nationale le « Vieux-catholicisme » ; mais il ne tarda pas à se convaincre qu'il n'y avait pas là une vraie force. Le peuple ne se laissa jamais entraîner dans ce courant ; le Vieux-cathoUcisme ne fut jamais qu'une « Eglise de professeurs » ; Bismarck, avec son sens politique, se dit qu'en fait de mouvement religieux, trois cents paysans vivant leur foi comptaient plus que douze professeurs pérorant dans leurs chaires.
Bref, au lendemain même de la victoire de la Prusse sur la France, au lendemain du rétablissement de l'empire d'Allemagne au profit de Guillaume P^ Bismarck songeait au'Kulturkampf. « Dès l'année 1871, écrit le baron de Beust dans ses Mémoires, le prince de Bismarck m'a annoncé (à Gastein), jusque dans les moindres détails, le Kulturkampf. »
Que faut-il entendre parce mot de Kulturkampf, qui va résonner dans toutes les discussions soulevées à propos de la politique intérieure de l'Allemagne ? Cette expression de « combat pour la culture » ou de K combat pour la civilisation », Kaltarkampf, ne précise pas assez de quoi il s'agit. On arrive à une plus grande précision en se souvenant que, pour Bismarck, tout le mouvement du monde se ramène à deux cultures ou civilisations : la culture germanique, qui s'inspire de Luther, et la culture latine, qui dérive du catholicisme romain Le Kulturkampf est donc le grand duel du germanisme contre le romanisme ^.
Ce fut un journal modéré de Berlin, la Kreuz-Zeitung, qui donna le signal de l'attaque dans un article à grand retentissement, le 22 juin 1871. On sut, plus tard, que Bismarck avait fourni les idées de l'article, en avait même corrigé les épreuves 3.
Les actes suivirent de près les paroles. Le 8 juillet 1871, fut supprimée, par voie administrative, la section catholique au ministère