‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 34 sur 374 · BoNALD, fié flexions sur le Mémoire à consulter · texte numérisé non relu

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répn'ssion fournis par les lois anciennes et modernes. La cour se déclara incompétente. Montlosier s'adressa alors à la Chambre des pairs, et obtint d'elle que sa pétition serait transmise au roi. Charles X n'y donna, pour le moment, aucune suite, mais la question des jésuites était désormais posée devant l'opinion; elle devait l'agiter jusqu'au moment où le roi, cédant à la pression du gallicanisme, du jansénisme et du libéralisme coalisés, leur accorderait l'expulsion de la célèbre société.

Le roi Charles X, qui avait succédé, en 1824, à son frère Le roi Louis XVIII, avait paru offrir à la cause de l'Eglise des garanties sérieuses. Après une jeunesse orageuse, il était revenu, depuis quelques années, à la pratique de la religion ; une de ses premières prroccu- Son caraclèr*. pations, après son avènement, avait été de se faire couronner à Reims, avec tous les rites traditionnels du sacre, pour attirer les bénédictions de Dieu sur son règne ; et le pape Léon XII lui en avait témoigné une joie sincère ^. Mais, faible de caractère, incertain, mobile, facile à influencer, Charles X était incapable de présider les conseils avec la décision et l'autorité de son prédécesseur ; il était moins encore de taille à dominer les factions. Tandis que la politique de Louis XVIII avait été d'échapper à la domination des partis exclusifs, et qu'on Sa politique, l'avait vu tour à tour repousser les libéraux exagérés et les monarchistes « ultras )), la destinée de Charles X fut d'osciller d'un extrême à l'autre. Dès les premières semaines de son règne, le brusque rétablissement des titres et des charges de l'ancienne cour avait servi de prétexte pour montrer en lui le restaurateur de l'ancien régime ; la mise à la retraite de 2 5o généraux de l'empire avait soulevé de vifs mécontentements dans la partie de la nation qui avait le culte des gloires impériales. Une loi accordant un milliard d'indemnité aux émigrés, avait été combattue, à la fois, par une partie de la droite, qui y voyait la sécurité garantie aux acquéreurs des biens nationaux, et par toute la gauche, qui considérait la confiscation des biens des émigrés comme une pénalité justifiée par leur exil volontaire. Une seconde loi, très inopportune, punissant de la peine des parricides la profcination des hosties consacrées, et de la peine de mort tout vol La \(A commis avec effraction ou pendant la nuit dans une église, avait été , ga^r^lèrtattaquée, en même temps, à la Chambre des pairs par Chateaubriand, à la Chambre des députés par Royer-Collard, et dans la presse par

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