‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 36 sur 374 · Id., ibid, t. Il, p · texte numérisé non relu

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LEON XII

QI

Metlernich » et de la Sainte- Alliance K C'était aussi celui qui se montrait le ptus dévoué à l'Eglise. « En Allemagne, écrivait Brentane, c'est la Bavière qui est allée le plus loin dans la corruption révolutionnaire et, comme la France, elle est la première à réagir » 2. Cette réaction s'était faite particulièrement à partir de 1825, date de l'avènement au trône du roi Louis I*^ Au lendemain du couronnement du jeune prince, Gcerres, qui aimait à prendre les allures d'un prophète, lui adressait, dans \eCatholiqae, cette prosopopée, mise dans la bouche du prince Maximilien ressuscité : a Ce que tu veux édifier, ne le bâtis pas sur le sable fugitif des opinions humaines, mais fais le reposer sur Dieu, citadelle de tout ce qui est solide. Sois un prince €hrétien. Je veux dire : une colonne de la foi et un protecteur de la liberté de l'esprit 3. » Le roi Louis de Bavière ne devait pas rester toujours et en tout la colonne sûre et solide saluée par Joseph Gœrres. Mais, au débat de son règne, sa foi ardente et sincère, son dévouement sans mesure aux lettres chrétiennes et à l'art chrétien, légitimaient les plus belles espérances ; et ce qu'il y avait de fougueux, de romantique dans sa riche nature était fait pour aviver autour de lui les plus chauds enthousiasmes. Il rêvait d* « un règne de beauté, s'étendant sur toute l'Allemagne », et dont ses amis, les artistes tt nazaréens * »>, seraient « les hommes d'Etat ». ^ Dans un ordre de choses plus positives, il avait tranché les multiples questions soulevées en Bavière par la promulgation du Concordat de 181 7 ^, en déclarant qu'il en observerait loyalement toutes les clauses suivant l'esprit de 1 Eglise. Fidèle aux leçons de son maître vénéré, le prêtre Sailer, il favorisa la vie religieuse et seconda les efforts des bénédictins et des rédemploristes dans l'évangélisation de la Bavière. Somme toute, ce fut une brillante époque pour le catholicisme que celle qui vit Joseph Gœrres, attiré à Munich par le roi Louis, y passionner un public d'élite par ses leçons sur la Mystique, Ignace Dœllinger y publier ses premiers travaux d'érudition sur l'Eglise des premiers siècles, Clément Brentano y populariser et y commen-

Lc roi

Louis le'

de Bavière.

li favorise

les arts

et les lettrée

chrétiennes.

Goerre»,

Dœllinger,

Brentano

et Schelling

à Munich.

1. GoTAU, op. «'<., t. II, |). 63-64a. GoEKREs, Gesammelte Bricfe, III, p. agS.

3. Gel écrii est reproduit dans les Politische Schriften de Gobrres, t. V, p. a35a65.

h. Ilist. gén. de l Eylise, t. MI, p. 43i.

5. Cf. SAiNT-Ri:Né-TAiLL\NDiEH, Eludes sur la Révolution en Allemagne, t. 1, f 445-/I/47.

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