‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 370 sur 374 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

bE tA. BULLE Ineffahïlis K l'encyclique Quanta cura (iSS^-iSûl).

La piété de Pie IX p. l\\^

I. 11 recourt, dans ses épreuves, à la Sainte Vierge. — Son projet de définir le dogme de l'Immaculée Conception (iS^g). — Définition du dogme par la bulle Ineffabilis (8 décembre i854). — Sens et portée de cette définition. — La première idée de l'encyclique Quanta cura et du Syllabus. ... p. 443 à 444

II. Vue générale sur le mouvement anticatholique de i854 à i864. — La lutte contre le Saint-Siège dans la politique de Cavour. — Caractères distinctifs de cette politique religieuse. — L'Eglise libre dans l'Etat libre. — Tactique de Cavour pour la réalisation de son plan politique — En engageant l'Italie dans la guerre de Crimée, il parvient à poser, au Congrès de Paris, en i856, la « question italienne » et même la « question romaine ». — Vive émotion produite par cet acte dans l'Europe entière. — Protestation de Mgr Pie, évêque de Poitiers. — Mgr Pie se révèle comme le chef ecclésiastique de l'école dite ultramontaine p. 445 à 44?

III. Cavour cherche à capter, au profit de sa politique, les forces révolutionnaires. — Ses pourparlers avec Giuseppe La Farina, disciple de Mazzini (septembre i856). — Fondation de la Société nationale italienne (1806). — La collabo: • tien du parti mazzinien avec Cavour l'incline vers l'hostilité envers a», daini» Siège. — Cavour s'abouche avec Garibaldi (1857). — Portrait dv "î?? 'haldâ (1807-1882). — Difficultés que rencontre Cavour dans son entreprise. — Ce» difficultés lui viennent : 10 du côté de la France, dont la politique conservatrice est favorable au pouvoir temporel du pape ; — -, 20 du côté de Mazzini, mécontent d'avoir été écarté de toute combinaison politique ; — 3» de l'ensemble des catholiques, que les plaintes de Pie IX ont émus. — Le ministre de Victor- Emmanuel cherche à parer à ces difficultés p. 448 à 45i

IV. L'attentat d'Orsini (i4 janvier i858j. — Courte biographie d'Orsini. — Le» dernières « déclarations d'Orsini ». — Ce mystérieux attentat devient le point de départ d'un changement de politique intérieure et extérieure pour Napoléon III, La convention de Plombières, entre Napoléon III et Cavour (21 juillet t858),

' — Attaques de la presse officieuse contre le gouvernement temporel du pape. —

L'affaire Mortara (iSSS). — Cette aflaire devient l'oocasion de vives attaques contre le gouvernement pontifical. — Louis Veuillot prend vivement la défense du pape. — Apparition de la brochure Napoléon et l'Italie (4 février iSjqj. —

— Importance de celte publication. — La politique napoléonienne et le principe des nationalités. — La politique religieuse de l'empereur des Français. — En quoi cette politique difFcre de celle de Cavour et de celle de Garibaidi. — Pourquoi cette dernière devait finalement prévaloir p. 45i à 456

\. La guerre à l'Autriche. — La campagne d'Italie (lo mai-i i juillet iSôg). — La paix de Villafranca, ratifiée par le traité de Zurich (10 novembre 18J9). — Clauses relatives au Saint-Siège. — Cette paix ne contente personne : ni le pape, ni l'opinion publique française, ni l'opinion publique italienne. — Le seul résultat appréciable du traité est un nouvel élan donné au mouvement vers l'unité italienne. — Protestation du pape (a6 septembre 1859). — Napoléon III à Bordeaux (11 octobre iSôg). — Mgr Donnet, archevêque de Bordeaux i^ 1795-1 883). Son portrait. — Il harangue l'empereur, et lui rappelle courageusement ses promesses touchant la souveraineté temporelle du pape. — Réponse évasive de l'empereur. — Apparition do la brochure Le Pape et le Congrès (23 décembre 1859). — Protestation de Pie IX contre les idées exprimées par la brochure (!«'■ janvier i86oj. — Lettre de Napoléon III à Pie IX. — L©s catholiques, dans leur ensemble, se séparent de la politique de l'empire. — Des libéraux non catholiques désapprouvent également cette politique. — Suppression de ï Univers (29 janvier 1860). — Fondation du journal Le Monde. — Rentrée aux affaires du comte de Cavour (janvier 1860) p. lib"] à 463

VL Agitations de Garibaidi. — « Combinaison » par laquelle Napoléon III essaye d'enrayer le mouvement révolutionnaire. — Ëchec de cette « combinaison ». — Traité de Turin, cédant le comté de Nice et la Savoie à la France (24 mars 1860).

— Portée politique de ce traité. — La présence d'un corps de troupes françaises à Rome ne garantit pas suffisamment l'indépendance du Saint-Siège. — Le monde catholique cherche à pourvoir à cette indépendance par la fondation du « Denier de Saint Pierre » et par la création du corps des a Volontaires pontificaux ». — Origines du (^ Denier de Saint-Pierre ». — Initiative des catholiques belges. — Une lettre du cardinal Antonelli recommande au monde catholique l'œuvre nouvelle (6 octobre 1860). — Les catholiques d'Angleterre, de France, d'Italie et des autres nations suivent l'exemple des catholiques de Belgique. ^ Origine du corps des « Volontaires pontificaux ». — Mgr Xavier de Mérode est nommé par Pie IX « ministre des armes ». — Portrait de Xavier de Mérode (1S20-1874). — Le commandement de l'armée pontificale est confié au général Lamoricière. — Lamoricière (1806 -i865). Courte biographie. — Sa première proclamation aux troupes pontificales. — Etal de 1 aruiéo pontificale en 1860. — Les volontaires garibaldiens. — L'expédition des Mille. Garibaidi s'empare de Naples (7 septembre 1860) p. 464 à 468

VU. Etonnant prestige de Garibaidi. — 11 personnifie désormais le mouvement du Risoryiinenlo. — Plan de Cavour^ pour em[>ècher Garibaidi de captera son profit le mouvement national italien : devancer le condottiere sur le territoire pontifical. — L'enirevue de Chambéry ^28 août 1860). — Prétexte invoqué par Cavour pour envahir le domaine du Saint-Siège. — Anxiétés de Lamoricière. — Antonelli le renseigne inexactement sur les dispositions du gouvernement français.

— Plan stratégique de Lamoricière. — Bataille de Gastelfidardo (i8 septembre 1860). — Siège d*An. ône (18-39 septembre 1860). — Apparition de la brochure La France, Rome et l'Italie (i5 février i86i). — Protestations de Mgr Pie : « Lave tes mains, ô Pilate ! » (aa février i86i). — Discours d'Emile Keller, à la Chambre, sur la question romaine (i3 mars 186 1). — Napoléon essaie de négocier un accord entre Rome et le Piémont sur les bases du statu quo. — Echec de ces négociations. — Convention du i5 septembre i864 entre la France et l'Italie p. 469 à 475

VIII. Portée de la Convention du i5 septembre. — Altitude de l'Autriche. — L'empereur François-Joseph se prononce pour la non-intervention dans la question romaine. — Inaction des puissances signataires des traités de i8i5. — Vexations diverses dont l'Eglise est l'objet de la part des différents Etats de l'Europe. — Le gouvernement italien s'ingère abusivement dans l'organisation de la hiérarchie catholique. — Le gouvernement français lâche la bride à la presse irréligieuse et entrave de plusieurs manières les œuvres catholiques. — Le gouvernement espagnol, plus respectueux des droits de l'Eglise, se montre néanmoins favorable aux entreprises du Piémont. — Le Portugal persécute les communautés religieuses. — La Suisse, là Suède et plusieurs Etats d'Allemagne suivent les mêmes errements. — Le monde slave offre à la fois des sujets d'espérance et d'appréhension. — Mouvement de conTersions en Bulgarie en 1860. — Ralentissement de ce mouvement en 1861. — Le gouvernement russe persécute les non orthodoxes. — Plaintes de Pie IX. — Persécution des catholiques polonais. — Soulèvement de la Pologne. — Le mouvement insurrectionnel éclate en janvier i863. — Caractère de cette insurrection. — En quoi elle diffère Je celle de i83i. ■ — Bismarck aide le gouTernement russe à écraser la Pologne. — Le général Mouraviev « bourreau de Vilna ». — Protestation énergique de Pie IX (a4 avril i864) p. 475 à 484

IX. Le mouvement intellectuel antichrétien. — Ses origines en Allemagne. — Un avertissement d'Henri Heine en i835. — Les idées religieuses de Kant, de Hegel et de leurs disciples. — Première» vulgarisations des idées allemandes par Victor Cousin et Edgar Quinet. — Ernest Renan (1828-1892). — Son esprit se pervertit sous l'influence de la philosophie allemande. — Renan commence par attaquer violemment l'Eglise et ses dogmes. — Ses premiers blasphèmes. — En i863, il modifie sa manière sans modifier le radicalisme de son incrédulité. — La Vie de Jésus. — Les deux principes pseudo-philosophiques sur lesquels repose l'exégèse d'Ernest Renan. — Inconsistance de ses doctrines et de ses méthodes.

— Scandale produit par l'apparition de la Vie de Jésus (i863). — Vive protestation de Mgr Pie. — Le premier Congrès de Malines (18-3 a août i863). — Les deux discours de Montalemberl. — En quoi ces discours deviennent aussitôt suspects de libéralisme. — Discours du P. Félix. — Pie IX fait témoigner son mécontentement à Montalemberl. — Publication de l'encyclique Quanta cura el du Syllabus (8 décembre i864) P» 484 à 49'

TABLE btb MATIÈKES 7o3

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