Lecanlet, A/on/a/tm6erf, t. jer^ p
3. Ward, le card. Wiseman, trad Gardon, Paris, 1900, t. I, p i52
II. t/.LLovx Mémoires d'un royaliste, a vol. in-80, Paris, 1880, t. I p i-2-i"3 • Rio, Epilogue a l art. chrétien, t. Il, p. i65 et s ♦ • F- > y^ .
.. Bo.TARD La A/.m,aù., t. Il, p. .08. 323-32^. Sur l'école de Munich à cette époque, voir d uUeressants détails donnés par Charles Sainte-Foi (Eloi Jolrdvin) dans ses Souvenirs de jeunesse, un vol. in-ia, Paris. 191 1, p. aZgXg ' '
94 HISTOIRE GÉNÉnALE Dfci l'ÉGLISE
L'Eglise Paris et Munich, la ville où écrivait La Mennaîs et celle où enseî-
;n*^AnKlèien-e d°^^^ Gœrres, étaient certainement, sous Léon XII, les deux foyers les plus brillants de l'activité catholique. Mais on se ferait une idée incomplète de cette activité si l'on oubliait deux autres centres importants du mouvement religieux, deux villes de la Grande-Bretagne : Dublin, où Daniel O'Connell luttait pour l'affranchissement de ses coreligionnaires, et Oxford, où John Newman préparait lentement le retour d'un grand nombre de ses compatriotes à la vraie Eglise. La situation La cause que défendait O'Connell était à la fois nationale et relicatholi"isme g^^^se. Depuis quatre cents ans que l'Angleterre l'avait conquise, en Irlande, l'Irlande n'avait pas cessé d'être soumise à ce régime de terreur que Ton comprend à peine, comme mesure transitoire, au lendemain d'une conquête. Or, ce régime atteignait aussi bien la foi religieuse des Irlandais que leurs sentiments patriotiques. C'est à titre de conquérants et comme protestants que les Anglais s'étaient attribué toutes les terres du pays, qu'ils y rendaient la justice, qu'ils y laissaient les ^rois quarts de la population dans un état de misère lamentable. D'après une enquête faite en 1822, sur les sept millions d'habitants que contenait l'île, on comptait cinq millions sept cent cinquante mille catholiques, répartis en trente-deux diocèses et plus de mille paroisses. Mais, dès l'époque de la Réforme, le gouvernement anglais avait nommé à tous les bénéfices existants des évêques et des pas- Condition teurs anglicans. Comme les catholiques ne voulurent pas accepter amen au e j^^^ direction, il en résulta que chaque cure de paroisse eut deux titulaires : le ministre protestant, riche, entouré de confortable, et le curé catholique, languissant dans la misère comme son troupeau, ne comptant pour vivre que sur l'aumône de ses pauvres fidèles. Un historien anglais, Macaulay, n'a pas craint d'écrire que, par ce régime d'oppression, le gouvernement britannique avait donné le spectacle de « l'institution la plus injustifiable et la plus absurde du monde civilisé ». Depuis 1793, les Irlandais possédant un revenu annuel de 4o schellings étaient électeurs ; mais ils ne pouvaient voter que pour des députés protestants, seuls capables de prêter le serment du test ^ et disposés d'ordinaire à s'entendre avec la majorité angii-