II. i ~ TIÎSTOTRE GKNKUALE DE r/l'CLISE
missions étrangères, qui nllait se produire quelques années plus tard. Prospciicc A l'exemple de Pie Vil, il encouragea par des faveurs spirituelles
de 1 œuvre ^ i i
de la foi.
Je la l'œuvre delà Propagation delà foi, qui, établie le 3 mai 1822 à
Propagation Lyon, recueillait chaque année des aumônes croissantes et, par ses Annales, paraissant tous les deux mois et remises gratuitement à chaque dizaine d'associés, faisait connaître aux catholiques les besoins des missions. D'autre part, les congrégations religieuses, approuvées et bénies par Léon XII, préparaient à l'apostolat lointain de nombreux ouvriers.
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L'Eglise Cependant, ni la préoccupation de ces grandes œuvres, ni le souci
jjjj^g des négociations poursuivies avec les divers Etats européens ne
ion centre, détournaient le zélé pontife des soins de son gouvernement temporel et spirituel.
Léon XIÏ mit tout en œu^vre pour assurer d'abord la tranquillité matérielle dans ses Etats. Des brigands infestaient encore, à celte époque, les grands chemins et, leurs crimes accomplis, se retiraient Léon XII dans les montagnes presque inaccessibles des Apennins ou de la Caà assurer labre. Le pape commença par employer les moyens de douceur. Il la tranquillité fit distribuer des récompenses à ceux qui faisaient leur soumission, ^e rE^at ^^^ mesures plus sévères furent employées contre les réfractaires pontifical. obstinés. La lutte fut longue. Au cardinal Pallotta, qui fut d'abord chargé de la répression, et qui ne put y réussir, Léon XII dut substituer Mgr Benevutti, à qui fut adjoint, en qualité de commandant militaire, un colonel de carabiniers, nommé Ruvinetti. Cet officier énergique engagea résolument la lutte contre le fameux Massarone, chef des brigands, et rendit la sécurité aux Etats pontificaux. La limitation des débits de boissons était encore une mesure que réclamait la tranquillité publique. Elle fut, étant données les habitudes de la population, l'occasion de longues luttes, qui se .prolongèrent pendant tout le pontificat de Léon XII *. Les débordements de l'Anio étaient, pour les habitants des environs de Tivoli, l'occasion de grandes ruines. Le pontife fît faire de grands travaux, qui les mirent à l'abri de tout danger 2. Des réformes administra-