Lamennais, Des progrès de la Révolution, chap. ix
3. IIe.miion, Vie de Mgr de Quélen, édition revue, un vol. in-8% Paris, iS/ia, p. 201.
PIE VIII
que le prônait le bouillant polémiste, était de nature, ainsi que le faisait remarquer Mgr de Quéleo, à « semer la défiance et la haiue entre les souverains et les sujets ».
L'impétueux écrivain ne fut pas capable de supporter sans une protestation publique l'humiliation, qu'il croyait imméritée, d'une censure publique ^. Il prit la plume, et dans deux brochures parues La Première sous les titres de Première et de Deuxième lellre à Mgr l'Arche- ^^^^^^
vêque de Paris, il prétendit démontrer « que l'ultramontanisme àhfgrCorrhe-
,, T. . . Il . 1 vêque de Paris.
n est pomt, comme oj:i 1 a dit, une opmion nouvelle, mais une doc- ^
trine toujours et universellement enseignée par l'Eglise, tandis que La Mennais.
le gallicanisme n'est que l'erreur d'un parti et d'un siècle. Celle
erreur, enfantuJ par le despotisme, doit disparaître avec lui, parce
que les peuples ont soif de liberté, et que la première condition de
la liberté des peuples c'est la liberté de l'Eglise ^ ». La thèse était
défendable, si, sous le nom d'ullramontanisme, l'auteur n'eût repris,
en les accentuant, les idées exagérées qu'il avait exposées dans soa