Eugène Veuillot, Louis Veuillot, t. I, p
pit; vtii
iSli
vantde l'état religieux de la France après i83o : « Le catholicisme, vaincu au même titre que la vieille monarchie, dont on affectait de le croire solidaire, tandis que le voltairianisme se jugeait appelé à partager la victoire du parti libéral ; les croix détruites par les mêmes mains que les fleurs de lys ; partout, ë«ns la presse, dans la caricature, au théâtre, une débauche et comme une représaille d'impiété ^ .» Le principal organe de l'Eglisede France put, ajuste titre, déclarer que le clergé était désormais frappé f d'une sorte de mort civile * ».
Les sociétés secrètes triomphaient, et, pour la circonstance, , •.,,
. . . . , . "^ sociétés
levaient hardiment leur masque. La Société Aide- toi, le ciel t'aidera secrètes dant communiquait aux journaux un rapport qui lui avait été fait, le «» Revoiuiioa i3 août i83o, en assemblée générale, et ©ii la Société avouait, « avec orgueil », ses efforts « pour renverser Charles X » et pour accomplir « la révolution attendue depuis longtemps ^ ». Peu de temps après, un journal libéral, Y Ami des peuples, révélait des détails pins circonstanciés sur la participation des sociétés secrètes à la révolution, dans un article intitulé : Causes secrètes de la révolution de 1830 : révélations officielles sur le fameux comifé directeur « les Carbonari de Paris » *. Le but des sociétés secrètes, dans ces révélations, était moins de faire état de leurs forces devant le public que d'intimider le pouvoir. Le rapporteur de la société Aide-toi faisait valoir les grands services que l'association pourrait rendre pondant la période électorale, grâce à la puissance de son organisation dans la capitale et en province « Ce que nous faisons, disaitil, nous devons le faire encore ^. » Les journaux libéraux, qui comptaient presque tous des rédacteurs appartenant à la société Aide-toi ou à d'autres sociétés afiiliées à la Charbonnerie, le Globe, \e Temps,
I. Thiireau-Danoii^, VEfjlise et l'Etal sous la Monarchie de Juillet, un vol. in- 12, Paris, 1880, p. 2-5.
2 Ami de la religion, du 2 juillet i83i. L'Ami de la religion et du roi s'intiluU désormais simplement : VAmi de la religion. 3. Ami de la religion, t. LXV, p. 187-188
II. Cet article fut reproduit en entier par la Gazette de France du i3 seplciTibrê i83o, < t en grande partie par VAmi de la religion du 25 septembre, t LXV, p. 303-364. Cf. ibid., p. /,G5.