‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 66 sur 374 · Ibid., p. 4oo · texte numérisé non relu

Ibid., p. 4oo

HiSTOinE GENFRALE DE L EGLISE

Pie Mil

rc.onnaît oiri-

ciflleinonl le

gouvernement

nouveau.

La Révolution

de i83o

est l'occasion

de quelques

résultats

heureux pour

la cause

catfholique.

Mais elle est

le point

de départ

d'une vive

controverse

entre les catholiques.

Premiers

débats sur la

question du

tallii)licisme

libéral.

légalité. Pie VIII, aussitôt que le gouvernement de Louis-Philippe lui avait paru solidement constitué, l'avait ouvertement reconnu, en confirmant les pouvoirs de son nonce, conformément à la politique constante de la papauté à l'égard des pouvoirs établis. Mgr de Quélen hésitait, même après cette décision, à prescrire, comme archev(^que, des prières publiques pour le chef de l'Etat et à prêter, comme pair de France, le serment de fidélité à la Constitution. Le pape lui écrivit qu'il pouvait ordonner les prières publiques ; mais il lui conseilla de donner sa démission de pair de France si le serment qu'on exigeait de lui répugnait à sa conscience^.

En somme, malgré les odieuses persécutions soulevées par le nouveau régime, la révolution de i83o avait, grâce à l'attitude ferme et prudente du clergé, abouti à trois résultats, dont l'Eglise devait bientôt recueillir les fruits. D'abord, il n'était plus possible d'attribuer les succès, l'influence et les prétendues richesses du clergé catholique à l'appui du pouvoir, et, de ce fait, bien des hostilités tombaient. D'autre part, les catholiques, ne comptant plus que sur eux-mêmes, s'habituaient à lutter par leurs propres initiatives. Enfin, se séparant, en cela, des socialistes, des meneurs des sociétés secrètes et de ceux-là mêmes qui venaient de fonder le nouveau gouvernement, ils s'accoutumaient, comme leurs frères d'Irlande, à combattre sur le terrain légal, et allaient bientôt, par cette tactique, s'imposer à l'opinion comme une force respectable, avec laquelle il faudrait compter.

Malheureusement une divergence d'attitudes, destinée à s'accuser de plus en plus dans l'avenir et à diviser profondément certains défenseurs de l'Eglise, venait de se faire jour. Le Correspondant, dans un article paru au courant de l'année 1829, avait, à propos de la liberté d'enseignement, montré comme un but souhaitable l'établissement d'un régime où l'on verrait « chaque parti, chaque secte, élever école contre école, chaire contre chaire ». Il avait, dans ce même article, parlé du « droit légal » qui résulterait, dans ce régime, pour le philosophisme, d'enseigner des erreurs. VAmi de la religion ayant, dans son numéro du 24 octobre, vivement relevé ces assertions, comme opposées à la doctrine de l'Eglise et comme dérivant des théories de l'abbé de La Mennais, le rédacteur du Correspondant, à la date du 3 novembre, s'était expliqué en disant : 1° qu'il n'était point le disciple fanatique et exclusif de La Mennais,

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