‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 70 sur 374 · Ami de la religion, t. LXIII, p · texte numérisé non relu

Ami de la religion, t. LXIII, p

PIE Vin

deux officiers entraînent à leur suite l'Ecole militaire et les n-giments de Varsovie. L'aigle blanche est arborée partout au chant national : « Non, Pologne, tu ne manqueras pas de défenseurs I » Un ancien soldat de Napoléon, Chlopicki, est nommé dictateur. Pendant que les jeunes gens s'enrôlent' en masse dans l'armée insurrectionnelle, les riches offrent leur or, les clochers fournissent du bronze pour les arsenaux et les sacristies de l'argent pour battre monnaie. L'Autriche s'épouvante, et, aux premières nouvelles de l'insurrection, envoie des troupes en Galicie S renforce ses armées en Italie, pour se garantir d'une invasion de ses frontières *. Mais Mettcrnich semble considérer le mouvement comme irrésistible. « Il est de la nature de la poudre d'être inflammable, écrit-il à l'ambassadeur d'Autriche près la cour de Berlin ; et le royaume de Pologne, à mes yeux, a la valeur d'un magasin à poudre ^. » L'Europe libérale s'intéresse à cette campagne épique, plus dramatique que celle de Belgique ; la poésie romantique la chante, et les catholiques en tressaillent d'émotion. Pendant qu'Aimand Carrel célèbre l'insurrection polonaise dans le National, que le peuple chante la Varsovienne de Casimir Delavigne avec non moins d'ardeur que la Parisienne, et que La Fayette s'écrie : « Toute la France est polonaise », le jeune comte de Montalembert écrit dans V Avenir : « Elle a enfm jeté son cri de réveil, elle a enfin secoué ses chaînes, cette fîèreet généreuse Pologne, tant chérie de tous les cœurs libres et catholiques... Libre et catholique Pologne, patrie de Sobieski et de Kosciusko, nous saluons ta nouvelle aurore, nous te convions à la sublime alliance de Dieu et de la liberté *. »

Libéraux

et catliolicjiief

acclament

le mouvemcnl.

La cause de 1 Irlande suscitait, chez les jeunes catholiques, un Lagiiahon

.1 . . r 11- iriaodaise.

enthousiasme presque aussi fervent. Au retour d un voyage en

Irlande, le même Montalembert écrivait : « Si jamais le découragement venait nous saisir, songeons aux merveilles de cette Association catholique, qui ne commença qu'avec sept membres, et qui, après

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