MONTALEMUEHT, ŒuVICS, t. IV, p. Ij
1 4 'l HISTOIRE GÉNÉRALE DE l'ÉGLISE
quinze ans de lulle, a conquis l'intlépendauce religieuse de l'Irlande et jeté les fondements de son indépendance nationale *. » O'Gonnell, 0 Connell, en effet, après avoir conquis le bill d'émancipation des
non con en catholiques, n'avait point abandonné la lutte. 11 demandait l'indé-
dc poursuivre ^ ^
la lulle pendance de l'Irlande, le rappel de l'acte d'union. « L'union, s'épour a iberia dj^it^ij^ pQ f^^^ pg^g y^^ traité ; elle a été emportée par la violence et catholicisme, la fraude. Elle n'a aucune force obligatoire. Les Irlandais, toujours n V aino traités comme des étransfers de race et de religion, demandent le puiiiitjue rappel de l'union ^. » Le but de la révocation du bill d'union était c rian e. principalement le rétablissement en Irlande d'un parlement distinct et local, ayant un contrôle absolu sur les affaires de la nation irlandaise, sans rupture aucune de la perpétuelle alliance de l'Irlande avec la Grande-Bretagne, par l'intermédiaire de la reine Victoria et de ses héritiers et successeurs. O'Gonnell jugeait en effet que, sans celte garantie, l'émancipation religieuse de l'Irlande resterait un leurre. Pour atteindre ce nouveau but, le programme d'O'Gonnell demeura celui qu'il s'était scrupuleusement assigné, et qu'il avait imposé à son parti dans sa campagne pour l'émancipation : « Pas une goutte de sang, pas un acte illégal. » x\ussi la lutte irlandaise eut-elle un caractère tout différent des campagnes entreprises en Belgique et en Pologne.
Tactique a La stupéfaction fut grande en Angleterre, dit un des meilleurs
e agitateur. j^ij^^Qi-ieiis de l'agitation irlandaise, quand, au lendemain de l'émancipation des catholiques, on vit s'organiser en Irlande une associalion nouvelle aux cris du « rappel de l'union ». Une loi autorisa aussitôt le lord-lieutenant d'Irlande à dissoudre toute association qui lui paraîtrait dangereuse pour la sûreté de l'Etat. Le vice-roi ne tarda pas à user de la puissance arbitraire mise à sa disposition. Dans l'hiver de 1829, une proclamation du duc de Northumberland supprima la société formée par O'Gonnell. 11 use (( Lorsque les whigs arrivèrent au pouvoir, en i83o, on crut que
voles "c^Ile?. l'agitateur mettrait bas les armes. Mais, loin de là, il redoubla de virulence dans ses attaques. Durant l'hiver, la lutte devint très vive. Pour échapper au bill de 1829 contre les associations, l'infatigable a-itateur imagina de créer des sociétés sous des noms différents, qui, n'ayant aucun lien entre elles, n'offraient pas le caractère d'une