‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 73 sur 374 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

B Ibul., t. LXI, p. 145-1/47.

ïur la situation religieufc

Arigleterr*.

PIE VIII ï47

à l'Université de Paris, ensuite bibliothécaire de la Société royale à Dublin, auteur d'une histoire ecclésiastique d'Irlande très appréciée.

En Angleterre même, Dieu préparait d'autres lumières à son Influence Eglise. (( La Révolution de i83o y avait donné une impulsion vio- ^^ lîévoluiiou lente au mouvement démocratique. Le vent de réforme qui s'y était de Juillet levé depuis quelques années, soufflait désoruiais en tempête. L'avènement d'un ministère whig n'assurait pas seulement le succès à brève de échéance de la réforme électorale ; il semblait présager ce qu'on appelait la réforme de l'Eglise. On annonçait hautement la volonté de reviser ses revenus, sa hiérarchie, ses dogmes. Et cette besogne devait être faite par un parlement que la suppression des tests venait d'ouvrir aux dissidents^ ». Le petit groupe d'Oxford, qui travaillait depuis quelques années à une réforme de l'Eglise établie par le simple retour à ses propres traditions authentiques, en dehors de toute intervention d'un Etat laïque et par conséquent radicalement incompétent dans cette œuvre, les Nevvman, les Froude, les Keble, les Pusey, s'alarmèrent.

« Précisément, à cette époque, Newman avait entrepris l'histoire du concile de Nicée et des ariens du iv® siècle. Plein d'admiration pour la grande Eglise d'Alexandrie, il sentait, a-t-il cht, « l'enseignement Progrê» s% de ses théologiens et de ses philosophes pénétrer dans son âme ». caihoUque Mais, en considérant ce passé glorieux, il ne pouvait s'empocher de ^n»

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1 opposer au spectacle que lui orirait son Lglis«. Lui-même a résume Newmap ainsi les réflexions que ce contraste lui suggérait : « A cette u Eglise établie » d'Angleterre, si divisée, si menacée, si ignorante de sa force réelle, je comparais cette puissance vivace et énergique dont j étudiais l'histoire dans les siècles primitifs... J'étais toujours poursuivi par cette pensée, qu'il existait quelque chose de plus grand que 1 Eglise établie, et que ce quelque chose était l'Eglise catholique et apostolique, instituée dès l'origine^». Ainsi surgissait ce qui devait ctrc désormais, pendant plusieurs années, l'idée maîtresse de Newman : 1 Eglise d'Angleterre, menacée de périr, ne peut se sauver qu'à la condition de se hausser à l'intelligence de son origine et do sa mission divines » •^.

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