‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 83 sur 374 · I. Dc|jèclie du :i3 cuai ii^3i · texte numérisé non relu

I. Dc|jèclie du :i3 cuai ii^3i

La France demande

l'évacuation de rilalle par

les troupes aulricbienues.

Insistance du

gouvernement

français, qui

fait entrevoir

l'occupation

d'Ancône

par

ses troupes.

Gravité du coiiûit.

gés. Bernelti répondit au comte de Saint-Aulaire que « la garantie française paraissait très précieuse à Sa Sainteté, mais que le pape croyait impossible de l'acheter par des mesures qui seraient une véritable abdication de l'indépcndanee pontificale ». Ces derniers mots ayant été interprétés par les puissances comme un refus implicite du Mémorandum, le ministre de Grégoire XVI précisa, dans une note postérieure, que si « le pape ne pouvait consentir à sanctionner des réformes qui lui seraient dictées impérieusement et à jour fixe, il avait depuis longtemps prouvé par sa conduite l'empressement qu'il mettait à chercher et à réaliser les améliorations désirables et compatibles avec la sécurité publique ».

Mais le conflit entre l'Autriche et la France devenait aigu. La France persistait à demander l'évacuation de l'Italie par les troupes autrichiennes et l'amnistie. Metternich, prétextant que « le pape avait besoin d'être secouru », imposait des conditions au retrait des armées injpériales ^. lise plaignait, en outre, de l'empressement que mettait le gouvernement français dans ses exigences. « Le cabinet français, écrivait-il, s'abandonne à son désir avec une ardeur qui le rend aveugle sur l'imprudence des moyens qu'il met en œuvre ^ ». L'impatience du gouvernement de Louis-Philippe se comprenait. Le chef du cabinet, Casimir Périer, soutenait, depuis son arrivée au pouvoir, une lutte presque sans trêve contre le parti révolutionnaire 3. L'ouverture des Chambres allait avoir lieu le 28 juillet. Une interpellation de la gauche sur l'occupation des Etats romains par r Autriche était imminente. L'ambassadeur de France, dans une conversation qu'il eut avec le cardinal Bernetti, lui exposa que, si l'Autriche n'avait pas évacué le territoire pontifical au moment de la reprise des travaux législatifs, la France serait obligée, pour répondre victorieusement à une interpellation, d'occuper Civita-Vecchia et Ancône, « afin de contrebalancer l'influence de la cour de Vienne dans les Etats pontificaux ». ~

La situation était des plus critiques. Les armées française et autrichienne se trouvant en conflit sur le sol pontifical, s'y heurtant peutêtre, ce pouvait être le déchaînement d'une guerre qui, étant donnée la tension des relations diplomatiques en ce moment, l'entente qui

I. Mettbr:^ich, Mémoires, t. V, lettre du 3 juin i83i au comte Apponyi,

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