‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 85 sur 374 · I. fHuaEA.u-DANGiîï, op. cU.y t. I, p. 5i · texte numérisé non relu

I. fHuaEA.u-DANGiîï, op. cU.y t. I, p. 5i

î. L'ambassadeur du roi de Sardaigne, Groza, écrivait à son ministre, le i^^r février iSSa : « Quant à l'idée cpae j'ai pu me former sur la détermination du cardinal Albani d'appeler les troupes autrichiennes avant d'avoir sondé les intentions dre Sa Sainteté, j'acquiers de plus en plus la conviction qu'il a agi ainsi non seulement à cause de l'urgence des circonstances, mais aussi pour prévenir toutes les difficultés diplomatiques possibles, n

ropposirion. Déjà elle s'indignait, elle questionnait, elle racontait les douleurs des Italiens, les excès des soldats du pape, la rentrée des Autrichiens dans les Légations en dominateurs. Il n'y avait là, pour la France, point d'intérêt matériel et direct ; mais il y avait une question de dignité et de grandeur nationale, peut-être aussi de repos intérieur. Casimir Périer n'était pas homme à prendre facilement et il accepter oisivement cette situation. Le roi partagea son avis. L'expédition d'Ancônefut résolue » '.

Toutefois, avant de mettre à exécution cette résolution, le cabinet ^^ cabinet de Paris essaya de faire agréer la démarche à la chancellerie pontifi- ^ décide à cale. En même temps qu'une escadre, placée sous les ordres du com- intervcmr mandant Gallois et du colonel Combes, faisait voile pour Ancône, le général Cubicres fut envoyé à Rome et chargé de s'entendre avec l'ambassadeur de France pour donner à l'expédition projetée une direction favorable aux intérêts et à la dignité du Saint-Siège. Malheureusement, par un concours de circonstances imprévues, disent Expédition les uns, par une combinaison habilement calculée, prétendent les (féviier i83a). autres, tandis que le général Cubières fut retardé dans son voyage par des vents contraires, l'escadre fit la traversée avec une extraordinaire célérité. Pendant qu'à Rome le comte de Saint-Aulaire cherchait à faire accepter au cardinal Bernetti une occupation militaire simultanée de l'Autriche et de la France, et avant même que le général Cubières eût débarqué en Italie, la flottille fraivçaise paraissait en vue d' Ancône. C'était'le 22 février 1882. a Le commandant Gallois et le colonel Combes, écrit un historien particulièrement informé de ces événements, se trouvèrent dans un extrême embarras. Ils avaientreçu l'ordre formel de ne rien faire sans avoir reçu les ordres de l'ambassadeur de France. Personne, ni à Ancône ni à Rome, ne les attendait si tôt. Ils craignaient, en tardant d'un jour, de laisser le temps de préparer une résistance, peut-être même de faire arriver une garnison autrichienne. Ils ignoraient complètement la situation politique. Imbus d'opinions belliqueuses, et favorables aux insurrections, ils se croyaient destinés à des hostilités contre les Autrichiens, à une alliance avec les révolutionnaires italiens. Ils demandèrent à entrer dans le port, ce qui fut accordé à leurs menaces. Les troupe» furent mises à terre pendant la nuit ; on refusa de les admettre dans la ville ; les portes furent enfoncées. Ils emprisonnèrent les magis-

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