DsâCBAMPS, op. cit., p
4 EcKEhT, La franc-maçonnerie dans sa véritable or^ûniia/ion, trad, française, Liège, i85/j. Cet ouvrage est riche de documents sur la maçonnerie allemande. \oir, du même auteur, le Temple de Salomon, théorie scientifique et explication de tous les emblèmes maçonniques, et Recueil des preuves destinées à faire condamner la franc-maçonnerie... {Magazin der Deweisfuhning fur des Frc'maurer-Ordens ..) 3 vol. grand in-8i>. Les œuvres d'Eckert ont été utilisées par l'abbé Gtr dans son livre : la Franc-Maçonnerie en elle-même et dans ses rapports avec les autres sociétés secrètes de l'Europe, un vol. in-80, Liège, 1869.
Hist. cr(>n. lie l K"lise. — Vill S
Son action !)olilique tt religieuse
Trinité sur laquelle serait fondée l'Eglise allemande de l'avenir ». Dans leurs chaires universitaires et dans leurs livres, les adeptes du 'Tugendbund insistaient sur la morale du christianisme, mais en présentant les dogmes comme un symbole, de façon à réunir dans *Ie patriotisme allemand l'incrédulité et la foi *. Fichte, qui avait <«uccédé au baron de Stein comme chef de l'Association, s'écriait : « La société ne veut plus supporter qu'on abuse de ses forces pour faire atteindre des buts qui lui sont étrangers ; elle veut les employer dans des buts qu'elle choisira elle-même. Le combat est engagé, en dernière analyse, en faveur de ceux qui se dévouent à la délivrance de Tesprit humain. Dans l'ordre politique, le Tugendbund, d'abord favorable au roi de Prusse, se retourna contre lui, quand celui-ci refusa d'accorder les libertés promises aux conjurés ; il fit entendre des menaces et prépara des révoltes. Dans l'ordre moral et religieux, jl combattit sourdement les dogmes chrétiens. Organisé en deux sections, le Mânnerbund, ou association des hommes, et le Jiinîglingsbund, ou association des jeunes gens, il comprit une hiérarchie mystérieuse, avec des grades secrets et des révélations d'une laudace toujours croissante ^. Beaucoup de membres du corps universitaire et de l'armée adhérèrent au Tugendbund ; Eckert a prouvé 'qu'un grand nombre des sociétés qui groupèrent la jeunesse allemande après i8i5, telles que le Dealsche Turnsckajt eXVAllgenieine deutsche Burschenschajt, furent pénétrés de l'esprit du Tugendbund, lequel n'était autre, ses défenseurs le reconnaissent, que l'esprit de» loges maçonniques ^. Un document, découvert aux Archives natio- Sou influence nales et publié en 191 3 par M. Léonce Grasilier, est venu démontrer pénètre ^j^^ l'influence des sociétés secrètes de l'Allemagne pénétra en France par un foyer intermédiaire établi à Goppet et dont M""* de Staël et Benjamin Constant furent les principaux directeurs *. Il ^ semble même que cette pénétration a précédé celle du carbonarisme