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2 10 HISTOIRE GÉNÉRALE DE l'ÉGLTSE
très impopulaires. Ce dernier sentiment était celui de Metternicli, qui, sur la demande de Meyer, avait agi à Rome, sans succès, il est vrai, pour obtenir que les jésuites déclinassent la mission qu'on voulait leur confier^. L'avis de Leu prévalut. Le rappel des jésuites fut voté en i844.
Troisième Les radicaux, exaspérés, répondirent par la violence à ce qu'ils
incident : coup i> ^ wr • r ^ i. • • t i a tt
de force du appelèrent c« un detijetéa 1 opmion protestante et radicale^ ». un parti radical coup de force, tenté, en février i845, contre le gouvernement con-
contre le , i xr i r i • i i ^ i» t -
gouvernement servateur du canton de Vaud, lut le point de départ d une série conservateur d'attentats dont un historien a pu dire que « jamais le brigandage
du canton ... , , - -y i% a
de Vaud politique ne s était ainsi montre a nu dans un pays civilisé* ». Au (février 1 845). mois de mars, les Lucernois, attaqués par une armée de huit mille hommes, brisèrent leur assaut avec un effectif bien moins nombreux. Mais les bandes des factieux, protégées par les autorites
Assassinat radicales, répandaient partout la terreur. Meyer échappa à graud'de Joseph Leu . i a i . , . ,. i t i t »
(20 juillet peine aux embûches qui lui turent tendues. Joseph Leu n eut pas
i845). la même chance. Le 20 juillet i845, il fut tué traîtreusement dans
son lit, d'un coup de fusil.
Quatrième Les cantons catholiques pensèrent qne l'heure était venue de s'or-
fondation ganiser pour se défendre eux-mêmes. Une confédération, appelée
d'une alliance, Sofiderbund OU « alliance séparée » par leurs adversaires, fut conclue
Sonderbund, 1^ II décembre i8/|5 entre les sept cantons de Lucerue, Uri,
entre les Schwytz, Unterwald, Zug, Fribourg et le Valais. Ce pacte n'avait
cantons catho- . , . , . ,. . 110- r j-
liques rien de Contraire aux lois et aux traditions de la buisse. Les radide la Suisse ^aux en avaient donné plusieurs fois l'exemple. Ces derniers n'en
i8/j5). crièrent pas moins à la violation du pacte fédéral ; mais l'énergie qu'ils déployèrent, les moyens qu'ils mirent en œuvre pour combattre la nouvelle confédération, prouvèrent qu'ils ne se faisaient pas d'illusion sur la puissance qui se levait devant eux. Nous n'avons pas à raconter ici la guerre du Sonderband et son issue lamentable par l'écrasement des cantons catholiques. Grégoire XVI ne devait pas être témoin des événements de cette guerre, qui se déroulèrent sous le pontificat de son successeur.
I. Mettermch, Mémoires, t. VU, p. ii5-ii6; Mémoires de Meyer, publiés à Vienne en 1870 et analysés dans la Revue générale de Bruxelles, mai et octobre 1881 ; Thlreau-Damgin, Hist. de la Mon. de Juillet, t. VU, p. 174.
2 Déijêches de Guizot à M. de Pontois, des 2G décembre i844 et 3 mars i845.