‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 108 sur 278 · Uouua, Hitl. du Uoytn Age, p · texte numérisé non relu

Uouua, Hitl. du Uoytn Age, p

l'église chez LKS peuples BAHBAnES 185

sous la protection de Pépin d'Héiistal, venaient d'être balayées comme par un orage. En 714, le duc des Frisons, Radbod, avait profité de la mort de Pépin pour soulever le peuple contre les Francs. Les églises chrétiennes avaient péri et Willibrod avait été obligé de retourner en Angleterre.

La plupart des historiens supposent que la pensée de Win- Premier irid fut d'aller faire en Frise un simple voyage de reconnais- saint Boniface «ance. En toute hypothèse, il dut se rendre compte, avec l'es- ''" prit positif de sa race, qu'une action efficace ne lui serait possible que lorsqu'il serait muni d'uqe mission formelle du chef de l'Eglise et appuyé par l'autorité puissante du chef des Francs '. Ce fut aussi l'avis de ses supérieurs. Deux ans plus tard, au début de l'hiver de 718, le moine Winfrid, porteur d'une lettre de son évêque, Daniel, de Winchester ', partit de la Grande-Bretagne avec une caravane de pèlerins qui se rendaient à Rome et se présenta au pape Grégoire II.

Digne successeur de saint Gréiroire le Grand, le pape „ . . „ ., , o o ) r i Saint Boniface

saint Grégoire II, qui venait d'être élu en 713, en remplace- a Rome. ment du pape Constantin, était fait pour comprendre le projet du moine anglo-saxon, h Ses mœurs étaient pures, dit le Liber Pontificalis, son esprit cultivé, son courage plein de constance, son intrépidité remarquable à défendre les droits de l'Église contre les attaques de ses ennemis » '. Le romain temporisateur écouta l'ardent missionnaire, le pria de revenir, le retint à Rome pendant une année entière, eut avec lui de fréquents entretiens, puis, lorsqu'il eut compris ce qu'il pouvait attendre d'un tel auxiliaire, lorsqu'il eut acquis la conviction que Winfrid était l'homme destiné par la Providence à la conversion des derniers peuples germains : « Va, lui dit-il, tu t'appelleras désormais Boniface, ceZui qui fait le bien »,et il lui remit une Bulle qui lui conférait tous les pouvoirs nécessaires pour organiser la mission de la Germanie. Boniface (c'est ainsi que nous l'appellerons désormais, parce que c'est de ce nom qu'il signera désormais toutes ses lettres), Boniface avait eu tout le loisir d'étudier auprès de Grégoire II, dans cette

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