‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 132 sur 278 · a Gaule. Il, 4^-6 P. I. . LXXII. f · texte numérisé non relu

a Gaule. Il, 4^-6 P. I. . LXXII. f

4. I.e« oBDvrei» de rninl Avil u trouvent au lome LIX de I» Patrologie d*

l'éguse chez les peuples darbares 237

Vienne vers 430, mort vers 520, n'est pas seulement le clairvoyant homme d'Etat qui, dans ses lettres à Clovis, augura avec tant de précision le rôle futur de la monarchie franque, l'évêque plein d'initiative qui devient l'àme du concile d'Epaone, le défenseur du Saint-Siège dont la protestalioi vigoureuse se fait entendre au milieu de la lutte de l'antipape Laurent contre Symmaque : saint Avit, c'est le poète éloquent dont l'œuvre remarquable. De spirUalis historiée Geslis, forme, dit Guizot, « comme im Paradis perdu qui mérite l'honneur d'être comparé de près à celui de Milton » ' ; c'est le théologien de valeur, qui défend la procession du Saint-Esprit a Putre et Filio ', et qui affirme avec tant de précision la divinité de Jésus-Christ, qu'Agobard de Lyon se réclamera dp lui nour combattre l'adoptianisme de Félix d'Urgel • ; c est ic canonisxe éclairé qui gémit de l'ingérence abusive des séculiers dans les élections épiscopales *, qui ne veut pas que les clercs dépendent de la justice la'ique ', et qui lutt^ pour faire abolir les ordalies '.

La vie d'un peuple ne se révèle pas seidement par ses grands hommes ; elle se manifeste aussi par ses institutions juridiques.

L'historien Socrate nous dit que les Burgondes étaient des La ]é^hMf hommes d'esprit sage et de bonne humeur '. Paul Orose nous '"^'"6°"'**

Migne. Une édition critique a été publiée dan* le M. G. H., Script, anliqxiiss., t. VI. jM. le chanoine Ulysse Chevalier sembla en avoir donné l'édition définitive. U. CniTiLiBR, Œuvres complètes de S. Avit, Lyon, 1890.

i. Gdizoi, [Tilt, de la civil, e/i France, II, 2' é lition. p. 68 et suLv. M. Guizot, après avoir cité la description de l'EJen faite par saint Avit et celle do Milton, ajoute : « La description da saint Avit est pluîôt aupérieun;. La description des beautés de la nature m'y parait à la fois plus variée et plus ^ JD'jle ».

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