Si quis contra reverentianx legum... Mahsi, ibid
7. Ne quisquam vestrum solus, in causis capiium aut rerum, sententiam ferai; »ed consinsu publico cum r-'clori''Ui ex judicio matiifesto deliquentium eulpa, j aiescat. Massi, X, 640. Sur les conciles de Tolède et en général sar les conciles d'Espagne, voir la grande collection da cardinal d«
252 nisToinE générai.^ l't i. ...
Pendant que les évdques et les abbés, dans les con Toli''de, inspirent des lois chriHiennes, des savants et des saints donnent de grands exemples. Nul homme de «^énie ; mais les noms de saint Léandre de Séville, de saint Fulgence de Carthagène, de saint Fructueux de Braga, de saint Braulion de Saragosse ne peuvent être passés sous silence. Le plus énùnent de tous ces évêques est saint Isidore de Séville. Le VIII* concile de Tolède l'a proclamé « le grand docteur de son siècle et la gloire de l'Eglise ' » et la science d'aujourd'hui
■aint iMdore n'infirme pas ce jugement. « En fait, dit Bardenhewer, saint Isidore a parcouru et sillonné en tous sens le champ de la science du vu" siècle, et, parmi les auteurs ecclésiastiques de ILspagne dans l'antiquité, pas une plume ne saurait rivaliser de fécondité avec la sienne '. »
Il ne faut pas se faire illusion pourtant. Isidore de Séville, travailleur infatigable, est avant tout un compilateur. Son principal ouvrage est une vaste encyclopédie, à laquelle il a travaillé presque toute sa vie, jusqu'à la veille de sa mort. Il l'a
L* r.ivre de» intitulé Le livre des Efymoloqies '. 11 commence, en effet, par donner du mot qu il eludic une étymologie souvent bizarre ; puis, par-delà le mot, il va à la chose. Isidore a dû dépouiller des bibliothèques entières. Il donne l'état de la science de son temps. Les auteurs scolastiques ont puisé largement dans cet ouvrage. On a appelé saint Isidore le dernier des Pères de l'Eglise '. Après lui, en effet, et jusqu'à saint Bernard, la grande science va se taire pendant quatre siècles. Il serait plus juste peut-être de dire qu'il forme, avec Cassiodore et Boèce, qui l'ont précédé en Italie, Bède, qui le suit en Angleterre, Hincmar de Reims, Paschase Radbert et Raban Maur, qui continuent son œuvre en France au ix" siècle, le principal anneau d'une chaîne qui relie la littérature des Pères à celle des écrivains scolastiques. Pour accréditer sa fameuse collection, l'auteur des fausses Dé-
AsDU», ColUetio maxima eoneiliorvm omnium IlispanÏM... cum notii et âisiertationibiu. Rome, 1753.
1. Nostri ttouli doctor egregiut, Eoclesix eatholicM nocùsimum deous., tt in ixcutorum fine doctissimus. Maubi, X, 1215.