‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 156 sur 278 · A. IUn*in), p · texte numérisé non relu

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Hi«t. (J*n. de l'Eglite. W

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La grâce parait avoir cependant opéré, plus tard, des merveilles dans l'âme du roi converti. Nestor est en admira- Uiiractèr» Hp llon di'vant celte transformation intime. On vit le monarque * ""■ distribuer ses biens aux églises et aux pauvres ; il fut fidMe à Si femme grecque, il n'aima plus la guerre. Il hésitait à sévir. mGme pour punir les criminels, et les év^^ques furent obligés de lui rappeler ses devoirs envers la ju.stice. « Il en est souvent du caractère russe, dit M. Anatole Leroj-Beaulieu, comme du climat de la Russie : tous deux sont outrés, tous ■m monr.irf <ieux vont aisémenl d'un extrême à l'autre '. » Vladimir fonda lies écoles où les enfants du peuple vinrent étudier les Livres Saints dans la traduction slavonne de saint Cj'rille et de saint Méthode. Mais il f.illait les y traîner. Les parents les en détournaient, regardant l'écriture comme une espèce de sorcellerie. La croyance aux devins et aux sorciers persista en plfet longtemps dans le peuple. Au xii' siècle, on la trouvait encore mêlée aux pratiques de la foi chrétienne. L« Chtrlama Le Charlemagne russe, laroslaf le Grand, devait, au com lie* "' mencement du xi« siècle, compléter l'œuvre du Clovis russe. Grwi'd '* L'œuvre législative de laroslaf est remarquable. Il rédigea le premier code de sa nation, la Bous/caïa Pruvdn (le droit ou la vérité russe). On y remarque partout l'empreinte Scandinave. Celte législation consacre le jugement de Dieu, le duel judiciaire, la composition pécuniaire ou wcrgheld, que les Russes appellent vira. L'œuvre politique d'iaroslaf est plus imporUinte encore. Il fit entrer sa dynastie dans la famille des princes chrétiens. Il maria sa sœur à Casimir, roi de Pologne, et ses trois filles à Ilarold le Brave, roi de Norvi^'ge, à Henri I", roi de France et à André !•'', roi de Hongrie. C»ai«i de la La Russie cependant devait rester isolée de rOccidcnt. La VégU*» ruine : christianisme et la civilisation lui étaient venus de Byzance "cTn.urii^* non de Rome. Ce fut sa faiblesse. C'est de Byzance qu'elle Bopla. reçut sa culture intellectuelle. « Les nombreuses écoles établies par Vladimir et laroslaf furent fondées par des Grecs sur le type byzantin. Ce fut ce qu'un des écrivains de la Russie appelle le premier de ses servages intellectuels '. » C'est aussi de Byzance qu'elle reçut le type de son organisation sociale.

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