‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 157 sur 278 · I. A Li»0T-!5«AijufD, L'rmpire dtt tsart, t I, p · texte numérisé non relu

I. A Li»0T-!5«AijufD, L'rmpire dtt tsart, t I, p

t. H Ktvéliae, rite par A. Libot Diicuio, L'empire de» iiati, I, t31.

l'église chez les PELPLES BAr.nAUES

« C'était le bas empire et l'autocratie, un Étal sans droits politiques, régi par l'omnipotence imp(5riale à l'aide d'une hiérarchie de fonctionnaires '. » C'est de Byzancc enfin qu'elle reçut la forme de son Église. Le premier personnel de son sacerdoce et de son épiscopat furent grecs. Or, dans l'Eglise byzantine, la tendance au schisme était partout. Le jour où le schisme sera ouvertement déclaré, l'Eglise russe s'y laissera entraîner comme d'elle-même.

iUen diiïcrcntes furent les circonstances qui amenèrent la . . conversion de la Pologne. Le lent travail d'évangélisation que dds Moraves exilés y avaient commencé parmi les classes populaires n'aboutit à de réels progrès qu'à la fin du x' siècle, à la suite du mariage du duc Mijczyslas ou Miesko, en 963,

avec une icune princesse bohème, Dombrowka. Elle était fiUe , . ,

- ^ . . ' ^ Lu (lucbeaM

du roi Bolcslas, et nièce de saint Wenceslas '. Dombrowka, Uombrowk». ou Dubrawka (la Donne), fut l'ange bienfaiteur de la Pologne. C est elle qui, par sa douceur et par une condescendance infatigable, parvint à lou oher le cœur de son mari, encore engagé dans les erreurs du paganisme. Le plus ancien et le plus important témoin de ces événements, Ditraar de Meresbourg ', raconte qu'ayant commencé par faire des pénitences très austères pour obtenir la conversion de son mari, et voyant que la vie qu'elle menait n'avait fait qu'épouvanter son époux et lui rendre odieux le christianisme, la pieuse princesse changea de tactique. Elle résolut de le vaincre par la bonté, cédant aimablement à toutes ses demandes toutes les fois que sa conscience le lui permettait. Or, un jour, il sembla qu'elle était allée vraiment trop loin. Elle avait consenti à manger de la viande un jour de jeûne. « Tu viens d'apprendre sa faute, ô lecteur ! s'écrie ici le bon chroniqueur. Apprends maintenant le fruit

Page 1