bom Cabboi. Etudo sur la Peregrinatio Silmœ
3. Ce (ut, d'nillcurs un procédé g(^néralement adopté par l'Eglise, de âétaclirtr les cliidicnsdes (êtes païenneei en remplaçant celles ci p:ir des «olennitr-ji ijiii avaient queUgiie lien d'analogie avec elles. C'est ainsi que la procession, dite do Saint .Marc, qu'on lit le 2ô avril dans la campagne romaine remplaça l'usage paicn des robiqalia. I.a fôto de lu clmire de Saintl'ione, pÈre de la famille chrétienne, (ut instituée et fixée au 22 janvier, (mrie i|iie co jour l.-i les paiens céléhraient la fête de cara cognatio, ou fête de lu rufLiillo. laquelle éUiil l'occasion de banquets dont il importait d'éloij^nor les cliri'tiens. Lu (tile do Noël elle ni^mn, Natale, parait avoir été (ixée au 2.'> tiécemhro parce que c'était la date d uue fêle profane, Naialit iiiiicii, la (èU) de l'invincible dieu du Soleil. Uans le culte mitliriaque, d ailleurs, culte Hi répandu aux m* et iv° siîïcles, le 2h décembre était le commencement du sali-t apporté par .Mitlira. dieu du Soleil Les Quatre Temps, qui ne ne rélébinicnt d aliunl que trois fois par an, en juin, septembre et décembre, et dont les textes lilurgiqucs se rapportent si expressément aux diverses p4rio les de la cultnn;. remplacèrent vraisemblablement, selon les conjectures de Uom (jermain Morin les trois feri c païennes, les feriœ mesiia. les ferim tHiidemialec et les fe^ icc teintitinx. Rrtue bf-mdictine, 1R97, p. 340 R P. GsiBAii, Uiil di-.i Paves, II, p. Z'M et suiv Cf. Dom Ctinoi., Les origines lituryiçui'a, Paris lt> ni, et lierue prnlique d'afiologctique, novembre 1906. Le paganisme dam la liturgie, par dom CteuoL ; oclolire iW7, L'idoldtrit 4am it.gliic, par Jom Cidrol
'Ér.USE DANS SON CENTRE
prière devenant naturellement la loi de la croyance, /ex oramï lex credendi. Le Sacramentaire (|ui porte le nom de Gélase n'est certainement pas de lui ' ; nnais nous savons qu'il composa un sacramentaire, ainsi que plusieurs hymnes et plusieurs homélies sur des sujets liturgiques, lesquels ne sont point parvenus jusqu'à nous '.
La mémoire de saint Gélase a toujours été très honorée dans l'Eglise. « Nul, dit Bossuet, n'a parlé plus magnifiquement de la grandeur du Siège sur lecjuel les Papes sont assis ». Le concile du Vatican lui a emprunté plusieurs de ses for- Doctrin* d* mules dans sa constitution De Ecclesiâ, pour ce qui concerne gQ^^i'a'^tôVut la primauté du siège de Rome. >3" *àj*
Une des plus remar^juables paroles de saint Gélase est celle-ci : « La confession de foi du Siège apostolicjue, écrivadtil à l'empereur Anastase, est inébranlable : elle ne saurait subir la souillure d'aucune doctrine fausse, le contact d'aucune erreur » '. « Sachez, écrivait-il au même empereur, que le monde est régi par deux grandes puissances : celle des Pontifes et celle des Rois, mais l'autorité des Pontifes est d'autant plus grande qu'ils doivent rendre compte à Dieu, au jour du jugement, de l'âme ues Rois *. » Il disait aussi : « Quand le Siège du bienheureux Pierre s'est prononcé, il n'est permis à personne de juger son jugement : on peut en appeler à Im de toutes les parties du monde, mais de sa sentence, personne ne peut faire appel '. »
Cette doctrine de saint Gélase, deux de ses successeurs, saint Symmaque et saint Hormisdas, allaient bientôt la faire acclamer par l'Eglise catholique tout entière.
1. DocHtanB, t«» Origines du culte chrétien, 2» édition, p. 119 et sniv.
2. Le célèbre Décret De libris recipiendi», attribué de très vieille date «m pape Gélase, est aujourd'hui généralement regardé comme non authentiqua. On suppo-i qa'.l a été composé dans le premier tiers du i* siècle Ses précieuses indications sur le canon des Livres Saints et sur les livres apocrvphei restent un lémoignat^e important de la croyance de 1 1-glise h cette éj oqus. Cf. Grisar, Hist. de Rome et des Papes, tome I, 2' partie, p. 29S-3U0. A. Roox, Le Pape Gélase, p. 169 et suiv. Dccniasi, Lié. Pontif., t. I, p. ctu et ciiv.