‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 165 sur 278 · Lib. Pontif · texte numérisé non relu

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Rome. Puis, après avoir reçu sans doute une réponse favorable, il lui envoya une seconde lettre dans laquelle il lui dis;ut : « EnvoA'ez-moi des ambassadeurs à Rome, et je partirai avec eux ;)our aller vous trouver '. » PtplD le Bref. Pépin le Bref avait une dette de reconnaissance à payer h 1» Papauté. C'est grâce à elle qu"il avait pu réaliser, deux ait auparavant, une évolution politique réclamée par le bien de la France. « Depuis longtemps, dit Eginhard, la famille des Mérovingiens ne faLsait preuve d'aucune vertu. Le prince se contentait d'avoir das cheveux flottants, la barbe longue, de s'asseoir sur son trône et d'y donner des réponses qui loi étaient dictées ou raîrae commandées par d'autres '. » Or, ajoutent les Annales des Francs, « en l'an 731, Burchard, évêque de WurLzbourg, et Fulrad, prêtre, furent envoyés à Rome au Pape Zacharie, afin de consulter le Pontife touchant ces rois, qui ne possédaient que le nom de rois sans en avoir R61e da Pape ^^ puissance. Le Pape répondit qu'il valait mieux que celui qui 'ràvènement' ^"^^^ l'autorité eut aussi le titre et enjoignit que Pépin fût fait de Pépin au roi '. » L'annaliste raconte ensuite comment, Pépin ayant été sacré par la main de saint Boniface, archevêque et martyr d'heureuse mémoire, puis élevé sur le trône suivant la coutume des Francs en la ville de Soissons, le dernier des Mérovingiens, Chilpéric, fut enfermé dans le monastère de Saint-Bcrtin, il Sainl-Omcr.L.echangemcntdcdynastie s'opéra ainsi sans aucun trouble. Le roi des Francs se doutait-il qu'il allait avoir à résoudre, à propos du pouvoir temporel des Papes, un cas de conscience semblable, à savoir, si une longue continuité de services peut fonde^ une légitimité de puissance, et s'il n'est pas des abandons de devoirs qui équivalent à des abdications ?

Quoi qu'il en soit, l'empereur de Constantinople se dérobait de plus "n plus à ses devoirs de protection sur le duché de Rome et en re'ielait toute la charge sur le Souverain Pontife.

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