‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 176 sur 278 · Lih. Pontif., I · texte numérisé non relu

Lih. Pontif., I

!. Lib. Pontif., I, 493.

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de Ravenne, et le Pape dut renoncer aux duchés de Spolèle e»

de Toscane ai.. si qu'à la Corse.

Les imporUmles entrevues du mois d'avril 771 n'eurent pa.s

seulement pour résultat de compléter la donation de Pépin li

Bref; elles furent aussi la préparation de la restauration île

Ch«ri»niiigne l'empire. Charlemù 'ne, qui avait été reçu à Rome comme un

p«lr1re «l roi ^ o ' l ■>

duLumbard». exarque et un patnce, se préoccupa beaucoup dès lors des

droits et des devoirs attachés à son protectorat. De plus, après la chute de Pavie, il prit le nom de roi des Lombards. A ces divers titres il s'arrogea désormais un rôle dont il nous est difficile de définir les limites, car elles ne furent sans doute que vaguement indiquées dans ce « pacte d'amour et de fidélité », que rappelle le Pape dans sa correspondance. Charles, sans exiger que les sujets du Pape lui prêtent serment de fidélité ', demandera du moins qu'ils restent fidèles à l'alliance franque et ne pactisent jamais avec les ennemis des Francs. Il s'attribuera le droit de recevoir le recours de tout fonctionnaire ou de tout noble romain qui aurait à se plaindre, fût-ce du Pape lui-même •. Il renoncera toutefois au droit, autrefois exercé par les exarques, de participer, soit à la nomination, soit à la confirmation ou à l'installation du Souverain Pontife. A la mort d'IIadrien I", il laissera élire et installer son successeur Léon III, sans se prévaloir d'aucun privilège.

Ce rôle mal déterminé allait bientôt se fondre et s'amplifier dans le titre d'empereur. Mais avant de raconter la glorieus journée de Nocl de l'an 800, il est nécessaire de faire le réciV des tristes scènes du drame dont le couronnement de Charly magne par saint Léon III fut le dénouement triomphal.

Saint L*on Hl Ï-* j""'' "i^n^e de la sépulture d'Hadrien I", le 26 dé-

(795-«l6). cembre 79.Ï, fut <^lu son successeur Léon 111. « Il était né à

iWiine, dit le Liber Ponlificalis, et dès son bas âge avait été

1. P. LiPÔTM, L'Buropt et U Saint-Siège, p. 2 1 ?H C'-n'i-a Vioujt. liittaire des intlilutions jioHtiquet ei administr, i. >a Fra'iot, I, ?(i5. t. JoH 2413, Ui2, 2478.

élevé dans le palais patriarcal du Latran Y ayant étu-dié le psautier, les Saintes Ecritures et toutes les sciences ecclésiastioues, il fut ordonné sous-diacre et ensuite prêtre. Ses mœurs l'ortrelt dp étaient pures, sa parole élo(juente, son esprit ferme. Quand u rencontrait quelque moine éminent ou quelque bon serviteur de Dieu, il se jois^nait à lui pour s'entretenir des choses divines et pour prier. Il visitait les malades et faisait l'aumône avec beaucoup de bonne grâce et de gaieté. Il était aimé de tous. Aussi fut-il élu Pape tout d'une voix le jour de saint Etienne, par tous les évéques, les grands, le clergé et le peuple de Rome. Quoiqu'il fût très doux, il était aussi très ferme pour la défense des droits de l'Eglise '. »

Les conditions dans lesquelles le nouveau Pape arrivait aux affaires, son élection si prompte et si spontanée, la sympathie universelle dont il jouissait, le prestige d'vme vie sainte et d'une longue initiation aux affaires piibliques, semblaient lui assurer une grande et solide autorité.

Pourtant ceux qui connaissaient les dessous de la politimie Sonrda agîu-

, . . ^ *; *„ tion contra U

romaine n étaient pas sans crainte. Des parents et des offi- a-uavernemeut

ciers du Pape défunt, déçus dans leurs rêves d'ambition ou ^^'^ d'intérêt, murmuraient sourdement et s'agitaient. On parlait de complot. On trouve des indices de ces bruits dans une lettre adressée à Alcuin par un archevêque de Salzbourg, Arn, qui se trouvait à Rome en 798 '. Léon 111 lui-même paraît avoir eu, dès le début de son pontificat, quelque pressentiment de ce qui se tramait autour de lui. Une de ses premières démarches avait été de demander à Charlemagne un légat impérial résidant à Rome, comme gage de protection spéciale et garantie de sécurité '.

La conjuration éclata le 23 avril 799 dans des circonstances Attentat cooque le biographe de saint Léon III nous a rapportées en dé- îio'poc'îîrr tail '. Le Pape, accoinpagné le son cortège habituel, se ren- f'^'*')dait en proces.sion à l'église stational.'; de Saint-Laurent in Lucina. Il était arrivé en fac ■ du monastère de Saint-Sylvestre, récemment fonde par le pa^^e Paul 1", quand tout à coup

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