‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 191 sur 278 · n.vRDL-i», Aota oonciliorum, IH. 1990 et s · texte numérisé non relu

n.vRDL-i», Aota oonciliorum, IH. 1990 et s

4. Conciles de >'antC3 (.1)50), can. 2;(i'Heretord (673), can. 10 ; deFrionl '791), can. 10; de Paris (82yj, can. 2. — Minsi, XI, 130, XIII, 849, XIV, 59tj, XMU, 169. 170,

5. Baldzi, I, 231. — On a cité concir ■'indissoinbilité da lien conjugal, na

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802, renouvelant une loi de Pt'pin, de ToS, décide que tous les mariag^es se contracteront publiquement, après une enquêta srrieuse sur les degrés de consanguinité des futurs époux '. Ch«rlem»(rn(> Charlemagne se préoccupe avec zèle du plain-chant et de la et a i uriiic. ij(u[.j^ie. Il appelle des chantres de Rome pour introduire en Le cban'. er* Germanie les traditions grégoriennes. Les premières orgues, Leo'orKueB P''ésent de la cour de Constanlinople à Pépin le Bref, avaient éié apportées en France au milieu du vin' siOcle ; Charlemagne en fait construire pour la cathédrale d'Aix-la-Chapelle, et la nouvel instrument est pour beaucoup dans la splendeur litur- L« développp- gi'iue des fêtes chrétiennes. Celles-ci se multii)lient. Le grand "des êaiiiti' 'li'^>'lf'Ppenient du culte des saints, qui a sa justification théo- 'o;^ique daus le dogme de la communion des saints, s'explique n outre à cette époque par le besoin de combattre les nombreuses superstitions locales et les fêtes païennes. Les sanctuaires de Saint-Martin de Tours, de Saint-Denis, de Saint- RiMui, de Saint-Jacques de Compostelle sont les buts de nombreux pèlerinages. L'Eglise et l'empereur sont même obligés de mettre un frein à l'enthousiasme populaire. De nouveaux saints, canonisés par la voix de leurs concitoyens, surgissent de toutes parts, leurs statues s'élèvent partout sur les voies publiques, leurs vertus et leurs miracles sont célébrés Lef aMH fie . - d His des récits hyperboliques. Dans un capitulaire de 794,

^^''^^'Jl (charlemagne, d'accord avec l'épiscopat, défend « d'honorer

dt' nouveaux saints, de leur élever des monuments le long des rues,^à moins qu'ils ne soient tout particulièrement connus par

prétendu décret do pa?e Zncbarie, donnant la mSme Bolution qne les oonellaa de Verberie et de Compitgno. — CttAina D cei., c. mu, caus 32, quxti. 7. M.iiâ 1 aulheulicitô da co prélcii.lu décret e>t coiilaslée. On en ignore la provena ce. On m trouve la première mentiua au xi* sifecla seulomeat, dana buacuiHO, p. I... CXL. OCô 11 na pas d'ailleurs la (orme d'un décret, iiia.,plulol d'un extrait de pénilenticl. On Invoq >e aussi, contre la doctrine de l'indissolubilité du mariage à cotte époque, u le réponse de Grégoire H « laint Boniface, d'après laquelle le mari d'une Icmuie malade au point de ne po'ivoir rendre son devoir, pourr.iit se marier à une autre. P. L., LX.XXIX, 624 5.'5 Mais comment tirer un «rgimjnt da la solution duo cas de cuoseience dont nous ne connaissons pas l'oxpusé ? L incupacilé de la lemme dont il s'agit no serait elle pas antérieur.- au ii.ariago, et. pir ainsénuenl, cause de Dulliié T Voir sur cotte question A. BaoouBui, llev. d\t Ci. Fr., du 15 mai IWi, p 4;0-474.

1. Le mariage est Interdit Ju«qn'aa 4« degré seulement par Ciicomt II, P. L., L.XXXIX, 524 525 Mais la législalio'i des causes de nullité de mariai;» est encore bien llutlante. C'est peut-être ce qui explique que les uuiaut ict*- Kiiiierea de Charlemagne aient al peu étonné lot coalemporuiat.

LE SAINT EMPIRE ROMAIN 3d3

lears souffrances ou leurs vertus ' ». Quelques années plus tard, ce capitulaire ayant été sans doute inefBcace, l'empereur décrète « qu'aucun nouveau saint ne sera honoré, sans l'approbation de l'évéque, et sauf le respect dû à tous les canons de l'Eglise ' ».

On sait quel fut le succès de l'œuvre de réforme liturgique Comment 1« commencée sous les auspices de Pépin, continuée par Cliar- gique frauq". lemagne et complétée pai Louis le Débonnaire. Elle s'imposa Van^'^rè.giile à l'Église presque entièie. Voici comment, d'après Mgr Du- euUère. chesne, le fait se produisit. « Les personnes que les rois francs, Pépin, Gharlemagne et Louis le Pieux, chargèrent d'assurer l'exécution de la réforme liturgique, ne se crurent pas interdit de compléter les livres romains et même de les combiner avec ce qui, dans la liturgie gallicane, leur parut bon à conserver. De là naquit une liturgie quelque peu composite, qui, propagée de la chapelle inipériale dans toutes les églises de l'empire franc, trouva le chemin de Rome et y supplanta peu à peu l'ancien usage '. » Milan parait seul avoir échappé à la réforme carolingienne.

On a légitimement fait honneur a Gharlemagne de la ré- LaprSilicatio'/ forme opérée au ix" siècle dans la prédication. Le clergé, recruté en majorité parmi les barbares, n'est pas encore assez instruit pour suffire par lui-même aux exigences de la prédication journalière. Il a besoin d'emprunter et d'apprendre par cœur des sermons tout faits. Par les ordres de Gharlemagne, Alcuin, Paul Diacre, Florus de Lyon et plusieurs autres composent des recueils d'homélies, dans lesquels ils ajoutent aux œuvres des Pères quelques compositions plus modernes. L'empereur fait répandre ces recueils dans les différents diocèses de son empire. Ges collections ont l'avantage de ramener les prédicateurs à l'imitation des modèles de l'antiquité '. D'autre part, le peuple a besoin qu'on lui parle en sa langue usuelle, qui est le roman ou le francique. On continue à prê-

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