‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 199 sur 278 · llitiLi, Hiit. des Coi'.cdes, trad. Dclarc, IV · texte numérisé non relu

llitiLi, Hiit. des Coi'.cdes, trad. Dclarc, IV

3C4 lIISTOmE GÉNfillAt.E DE l'ÉGLISE

Concile d'Éphèse n'aynnt jamais été considérée par l'Église

comme une défense perpétuelle ', et l'unité de principe et de

spiration se trouvant parfaitement conciliable avec la formule

Différents incriminée *. L'erreur pourtant n'était pas sans excuse. Les

poinu de vue pjjpgg Grecs, notamment les trois srrnnds docteurs capijadfls Feres ' " i i

(rri-cs *i de» dociens, saint Basile, saint Grégoire de Nazianze et saint daot feiplica- Grégoire de Nysse, n'avaient pas envisagé absolument sous "dëîi"«miTle même point' de vue que les Pères latins le dogme de la Trioiié. vie divine. Les premiers avaient considéré avant tout la distinction et la hiérarchie des trois Hypostases divines, qu'ils chercliaient ensuite à concilier dans l'unité et la con.substantialité ; les Latins, au contraire, partaient précisément du point de vue de l'unité et de la consubstanlialité divines. D'où des manières diverses d'exprimer leur foi. Les Orientaux, liabitués à considérer la hiérarchie des Personnes, préféraient la formule qui fait procéder le Saint-Esprit du Père par le Fils, et les Occidentaux, accoutumés à contempler dans les Personnes ce qui leur est commun, faisaient procéder le Saint- Esprit du Père et du Fils. Le malentendu était donc explicable. Le premier tort des Orientaux fut de procéder par la violence ; leur second tort devait être plus tard, (et c'est encore, hélas ! celui de nos frères séparés d'Orient), de refuser leur soumission à l'autorité du Pontife suprême et à l'évidence d'une tradition depuis longtemps établie '. Atiitnde con- L'altitude du pape Léon 111, devant qui la cause avait été •àiut'L,'*)Q^Il a^î^sit-ût portée par les moines latins, fut des plus conciliantes. ■t de Charle- Celle de Charlcmagne, à qui les moines s'adressèrent aussi comme à leur suzerain *, fut aussi ferme que sage. L'empereur chargea ïhéodulpbe, évèque d'Orléans, de recueillir les principaux textes patristiques en faveur de l'usage latiu, aGn de per-

1. Voir la preuve de ce Inlt dans Dccnrsiis. Eglise» léparée; p. 75-98.

2. An concile île rimeme. noinhre de (Jrec» furent éionnés d'apprendre qn les Lallns n'udniclluiriil qu'un si'ul principe et qu'une pcule spiration et qq, le Vitre et le Mis couiniu icjuenl YtUe au Salot-Eeprit par ce qu'il* ont d" eommiin, et non par ce en quoi Us diffèrent.

3. On sait qun cette question du Filioqut a été le principal prétexte d Photius pour .ii'.clai-er le Bchisme, et gu il est encore le promlir des (rriefs ar tlcnlé» conlrc l'Église romaiiir par l'Eglise schismatiqne oriculale Voir l'Encyclique |)nt>liée le i'è sepiinilrre (U octobre) lilVo par le patriarche AoUiyme de Constiinlinople et par ^uu Synode.

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